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Marcourt préoccupé après l’annonce de restructuration chez les éditions de l’Avenir

Marcourt préoccupé après l’annonce de restructuration chez les éditions de l’Avenir

Selon le ministre des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles: «depuis vingt mois, on a eu droit à du “Nethys-bashing” et cela n’a certainement pas aidé la gestion du groupe…» BELGA/KRISTOF VAN ACCOM

Le ministre en charge des Médias en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) a exprimé mardi sa «préoccupation» sur la situation auprès des éditions de l’Avenir, après l’annonce d’un plan de restructuration qui devrait conduire à la suppression de 60 emplois sur 280.

«Ma première préoccupation va évidemment vers celles et ceux qui risquent de perdre leur emploi. Cette préoccupation s’accompagne d’une autre, l’importance primordiale pour notre Communauté d’avoir une presse pluraliste et de qualité», a-t-il commenté sur Twitter.

 

 

Interrogé plus avant dans les couloirs du Parlement de la Fédération par Belga, M. Marcourt s’est dit «très triste» de l’incertitude qui pèse sur les travailleurs, tout en rappelant les initiatives qu’il avait entreprises lorsqu’il était encore ministre wallon de l’Economie pour tenter d’aider la presse écrite dans son ensemble.

«Il y a cinq ans déjà, j’avais fait, sur base d’un rapport du consultant McKinsey, une série de propositions de synergies entre éditeurs de presse. Mais je dois bien constater que personne n’est revenu vers moi…», a-t-il déploré, pointant une nouvelle fois l’impossibilité, selon lui, des éditeurs francophones à sortir de leur logique «de chiens de faïence».

Au-delà de l’Avenir, et après la restructuration récente chez RTL, M. Marcourt se dit préoccupé par la situation de la presse francophone belge en général, tous supports confondus.

Et plutôt que de chercher à faire des économies face à la chute des ventes et des recettes publicitaires, les acteurs du secteur feraient mieux de repenser leur modèle économique, au besoin avec un soutien public comme cela se fait notamment au Canada, selon lui.

La faute au «Nethys-bashing»?

Quant aux difficultés actuelles des Editions de l’Avenir, M. Marcourt estime aussi que le tumulte autour de Nethys, actionnaire du groupe de presse wallon, n’a certainement pas facilité les choses: «Depuis vingt mois, on a eu droit à du “Nethys-bashing” et cela n’a certainement pas aidé la gestion du groupe…».