EUPEN

Chocolaterie Jacques à Eupen: 70 emplois menacés

Chocolaterie Jacques à Eupen: 70 emplois menacés

EdA Philippe Labeye

C’est une histoire de plus d’un siècle qui prendra fin en mai prochain. Septante personnes pourraient se retrouver sur le carreau.

Ce mardi après-midi, l’activité de la chocolaterie Jacques a totalement cessé de fonctionner.

En cause, un conseil d'entreprise extraordinaire, au cours duquel ouvriers et employés ont appris que l’usine fermerait ses portes au mois de mai. «Nous nous attendions à une restructuration, mais pas à une fermeture définitive», déclare Manuela Negrin, déléguée FGTB. En effet, depuis plusieurs années, des coupes budgétaires ont été effectuées au sein de la boîte.

«Nous nous situons dans une situation de chômage économique depuis maintenant quatre ans, raconte Daniel Leclercq, également membre du syndicat. La situation dans laquelle nous nous trouvons est tout simplement inadmissible.»

Une diminution des effectifs est également à noter. En 2013, l’entreprise comptait encore 32 employés et 93 ouvriers. «Beaucoup de gens sont partis. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que septante», renchérit Manuela Negrin.

La chocolaterie Jacques, qui fait désormais partie du groupe Baronie, est pourtant une véritable institution dans la région… La fermeture a donc été accueillie comme un véritable cataclysme par l’ensemble du personnel, suivi sans aucun doute par les habitants de la région. «Cela fait un moment qu’on ne valorise plus le bâtonnet Jacques», déplorent-ils.

Du personnel recasé… à la Côte!

C’est donc l’ensemble des septante collaborateurs qui se verra sans emploi à la fin du mois de mai 2019. L’entreprise a néanmoins proposé aux membres du personnel d’être recasés dans une autre firme du groupe.

«On nous propose d’aller travailler à Bruges ou à Deurne. Faire 450 km pour aller travailler, c’est du n’importe quoi. On nous a toujours assuré que l’entreprise de Bruges ne nuirait pas à notre activité… on nous avait menti!»

Le personnel s’est rassemblé ce mardi soir pour discuter des futures actions à mener. «Légalement, nous entrons dans le cadre de la loi Renault, nous ne pouvons don pas faire n’importe quoi», explique Daniel Leclercq. Néanmoins, des arrêts de travail sont envisagés pour manifester le mécontentement des travailleurs.¦