COMMUNALES 2018

La Louvière: deux élus MR siégeront comme indépendants

La Louvière: deux élus MR siégeront comme indépendants

Michel Bury (à gauche), ne siégera plus pour le MR au conseil communal. BELGA

Jonathan Christiaens et Michel Bury, élus sur la liste MR-CI, ont décidé de quitter le groupe et de siéger comme indépendants.

C’est un sacré coup dur pour le MR louviérois. Alors que les élections communales l’ont vu reculer de près de 2% malgré une ouverture «citoyenne», il perdra deux de ses six représentants au prochain conseil communal.

Et pas des moindres puisqu’il s’agit de Jonathan Christiaens, échevin sortant, et de Michel Bury conseiller communal sortant et président de la section louviéroise du MR. Une section qui se retrouve décapitée de deux de ses éléments les plus costauds puisqu’ils ont réalisé respectivement le troisième score (538 voix) et le cinquième score (294 voix) de la liste MR-IC.

Cette décision n’est pas prise contre les personnes qui composaient la liste MR-IC à La Louvière, mais contre la façon dont les partis font de la politique assurent-ils, estimant qu’ils n’ont plus d’ancrage local.

«Les programmes des partis pour les élections communales ne sont pas confectionnés à La Louvière. On reçoit une liste, un catalogue de mesures qui viennent de la tête du parti et dans lesquelles on choisit. C’est désincarné, ça ne concerne pas nécessairement aux besoins des citoyens et aux réalités locales», indiquent-ils à la Nouvelle Gazette.

Instrumentalisation de la politique communale

Les deux mandataires communaux estiment qu’il n’y a plus de débat au sein de la section locale concernant les prises de position et les projets défendus par le MR. «Nous avons la sensation que l’on utilise la politique locale pour servir une politique régionale et nationale. Et les citoyens n’ont plus leur mot à dire», continue Jérôme Christiaens, qui estime que l’apport citoyen était pratiquement nul dans la conception du programme de la liste MR-IC.

Même si les deux ex-MR ne visent personne, on sent qu’entre les lignes ils n’étaient plus sur la même longueur d’ondes que leur chef de file et tête de liste Olivier Destrebecq. Celui-ci n’est pas surpris outre mesure de leur décision, mais il déplore une «confiscation» de deux sièges. Soit un tiers de l’effectif MR élu au conseil communal.