BRUXELLES

Le procès de Nader H., prévenu pour diverses infractions terroristes, débute jeudi

Le procès de Nader H., prévenu pour diverses infractions terroristes, débute jeudi

Image d’illustration. EdA

Le procès de Nader H., prévenu pour de nombreuses infractions terroristes, débutera jeudi à 9h00 devant la 12e chambre de la cour d’appel de Bruxelles et se poursuivra vendredi.

En première instance, fin mars dernier, Nader H. avait écopé de 7 ans de prison pour participation aux activités d’un groupe terroriste en 2016 et 2017. Il lui était reproché d’avoir fait l’apologie du djihad mais aussi d’avoir tenté de confectionner des explosifs et entretenu des contacts, en prison, avec un suspect des attentats de Bruxelles.

Le tribunal avait condamné Nader H. à 7 ans de prison pour participation aux activités d’un groupe terroriste via des actions de propagande sur les réseaux sociaux.

Il l’avait par contre acquitté pour les préventions liées à la confection de bombes. Il n’était pas prouvé que les recettes d’explosifs que le prévenu avait transmises à un autre détenu étaient destinées à commettre un attentat terroriste, ou qu’il savait que cela était destiné à un tel acte, bien qu’elles avaient été jugées «opérationnelles» par des experts.

De même, le tribunal avait acquitté Nader H. pour tentative de vol d’armes. Il n’était pas prouvé qu’il avait planifié de s’introduire dans un box de garage à Mons dans le but d’y voler des armes en vue de commettre un acte terroriste.

Le 15 septembre 2016, Nader H. avait été arrêté chez lui à Haren, suspecté pour des faits de terrorisme. Le 14 août 2016, les enquêteurs étaient en effet remontés jusqu’à lui suite à une enquête basée sur l’application Telegram.

Il s’était avéré que Nader H. y avait communiqué avec des mineurs via des chaînes de conversation définies par thème, en l’occurrence l’Etat Islamique (EI) et la propagande de l’EI. Il leur affirmait, ou du moins leur faisait croire, qu’il était prêt à commettre des attentats et à financer celui qui serait «prêt à frapper».

Egalement, alors que Nader H. était incarcéré à la prison de Saint-Gilles, les policiers avaient trouvé dans sa cellule des recettes destinées à fabriquer des bombes artisanales.

Celui-ci était également soupçonné pour avoir échangé, en prison, des propos extrémistes avec un suspect des attentats de Bruxelles. Selon l’enquête, Nader H. avait passé des messages d’encouragement écrits à cet individu par les fenêtres des cellules, via le «système du yo-yo».