FRANCE

Ikea: un papa et sa fille en cellule pour avoir oublié de scanner... des couvercles

Ikea: un papa et sa fille en cellule pour avoir oublié de scanner... des couvercles

L’internaute française revient sur la mésaventure qui lui est arrivée le 1er octobre. EdA - Claudy Petit (Illustration)

Depuis hier, l’histoire de cette jeune Strasbourgeoise détenue en garde à vue pendant plusieurs heures pour avoir oublié de scanner des couvercles Tupperware fait le tour des réseaux sociaux. Et l’enseigne suédoise en prend pour son grade, tout comme la police locale.

«Bon, je vais raconter comment je suis allée en garde à vue à cause des Tupperware d’Ikea.» C’est par ce premier post qu’Émilie, une jeune Strasbourgeoise, a interpellé le réseau social Twitter, mardi soir. S’ensuit une histoire aussi absurde que délirante... et regrettable.

En une trentaine de posts, l’internaute française revient sur la mésaventure qui lui est arrivée le 1er octobre. Ce jour-là, elle et son père achètent plusieurs bocaux et couvercles chez Ikea. Ils passent en «caisse minute» et se dirigent vers la sortie quand un vigile les interpelle. Problème: ils n’ont pas compris que les couvercles s’achetaient individuellement et ont omis de les payer. Ce qui va leur coûter cher...

 

 

En effet, bien qu’ils aient demandé plusieurs fois à réparer leur erreur en payant les couvercles, le directeur du magasin strasbourgeois s’est montré intransigeant: «Vous avez volé, quoi!» Quelques minutes plus tard, la police embarque dans la foulée Émilie et son papa.

Placés en garde à vue, la jeune femme et son papa passeront plusieurs heures au commissariat avant d’être finalement relâchés «faute d’élément pouvant caractériser l’infraction», explique la police strasbourgeoise contactée par BFMTV.

 

 

«Quand il y a deux versions, il faut éclaircir l’affaire et ça ne se règle pas sur le coin d’une table, ajoute encore le commissariat français afin de nuancer les propos de la jeune internaute. Il faut en référer au procureur qui décide de l’opportunité des poursuites. Pendant ce laps de temps, les personnes interpellées sont placées en garde à vue, mais ça ne veut pas dire qu’elles sont coupables.»

 

Ikea présente ses excuses

Reste que le mal est fait. Et Ikea d’être victime d’un bad buzz sur les réseaux sociaux.

Interpellée par les internautes, l’enseigne suédoise a réagi sur Twitter afin de présenter ses excuses: «Nous privilégions toujours le dialogue et regrettons sincèrement cette situation. Nous nous engageons à retirer notre plainte et nous présentons nos excuses.»