HERSTAL

Une friche industrielle de 26 hectares à transformer

Un Master Plan, appelé Green Life, a été défini pour le site des ACEC à Herstal, friche industrielle de 26 hectares, afin d’y développer une série de fonctions structurantes telles qu’un chauffage urbain, des bureaux, du logement, des PME, des zones de loisirs mais aussi le projet Verdir développé par ULiège grâce à des fonds européens, a expliqué vendredi Paola Vigano, l’auteure de projet.

En se rendant propriétaire du foncier et plus spécifiquement des anciennes halles d’Inductotherm, l’agence de développement économique en province de Liège (SPI) a permis le lancement d’une vaste réflexion sur le devenir du site qui était encore dans les années 80 propriété des ACEC et qui employait 1 500 personnes.

Cette halle accueillera, selon la SPI, une communauté de fonctions et des entreprises à dimension modestes qui mutualiseront leurs ressources afin de ramener de l’activité économique sur le site, la SPI s’étant inspirée d’une vision développée à Nantes. Quelque 50,000 m2, dont 15,000 m2 de bureaux, seront dédiés à l’activité économique.

Cette friche industrielle dispose, selon Frédéric Daerden, bourgmestre de Herstal, de potentialités pour y développer une série de fonctions structurantes autour du projet Verdir, pensé par l’Université de Liège, lequel dispose de fonds européens de l’ordre de 7 millions d’euros pour produire des plantes à haute valeur ajoutée dans le domaine pharmaceutique.

«Nous développons actuellement le projet en laboratoire mais nous comptons profiter des serres de 5 000 m2, alimentées par le chauffage urbain lequel prendra sa source sur le site d’Uvelia, l’incinérateur de déchets tout proche pour faire pousser des plantes tropicales qui disposent de molécules de grand intérêt pour le milieu pharmaceutique mais elles doivent disposer de températures supérieures à 22°», précise Éric Haubruge, vice-recteur de l’Université de Liège.

À côté de ce projet novateur, d’autres entreprises pourraient bénéficier de conteneurs automatisés pour y produire des plantes hors saison.

Parmi les autres fonctions qui seront développées sur le site les ACEC, l’auteur de projet, qui profite de l’existence d’une ligne de chemin de fer désaffectée pour la reconvertir en axe structurant pour les modes doux, propose la création de 450 à 500 logements, des services sur 10 000 m², un parc ou encore des jardins productifs sur 2 des 9 hectares d’espaces verts.

La reconversion totale des ACEC devrait prendre une dizaine d’années, assurent les différents opérateurs.