DESTINATION COMMUNES

VIDÉO | PMR: rejoindre l’isoloir, le parcours du combattant?

Malgré le dispositif légal, l’accessibilité aux urnes le jour des élections est encore trop souvent un casse-tête pour les «PMR», les personnes à mobilité réduite.

AVANT DE LIRE

De nombreuses personnes auront du mal à aller voter le 14 octobre, par manque d’accessibilité aux isoloirs ou parce qu’elles ne peuvent pas sortir de leur institution. Que font les Communes et quelles sont leurs obligations? On s’est penché sur la question dans le dossier dont est issu cet article.

«Quand on parle de personnes à mobilité réduite, on a souvent l’image d’un homme ou d’une femme en chaise roulante», note Clara Mathieu, qui travaille à l’échevinat des Affaires sociales de Chaudfontaine. Mais l’accessibilité aux urnes dépasse la catégorie des «chaisards». Pour les personnes âgées, pour les mères de famille encombrées d’une poussette, pour ceux qui se cassent une jambe trois jours avant les élections, le parcours vers l’isoloir peut être aussi semé d’embûches.

Chaudfontaine, donc. Ici, tous les bureaux de vote seront pour la première fois accessibles aux moins valides. Une masse d’investissements? Même pas. «On a juste choisi les locaux qui étaient déjà accessibles ou facilement adaptables». Ça donne quatre écoles, trois complexes sportifs et un musée (le musée de l’eau Source O Rama) pour 25 bureaux de vote. Portes automatiques, plain-pied, isoloirs adaptés, loupes pour les malvoyants et listes des candidats imprimées à 150%, emplacements PMR réservés partout sur les parkings: en principe, du velours pour tout le monde.

L’avis de l’expert

Si l’impulsion vient de Clara Mathieu, l’expert, c’est René Hardy, vice-président du Conseil consultatif handicap et autonomie de la Commune. Il est aussi tétraplégique depuis 1986. En 2012, il a fait le tour des bureaux de vote dans sa chaise roulante pour faire un relevé précis des obstacles divers.

Et ce qui n’a pas pu être mis en place pour le scrutin de 2014 est désormais réalisé pour ce dimanche 14 octobre 2018.

Nous l’avons suivi sur le chemin d’un des bureaux de vote. Reportage dans notre vidéo ci-dessus.

À une semaine du scrutin, nous nous sommes penchés sur tous ceux qui auront du mal à rejoindre les bureaux de vote le Jour-J. Et qui par conséquent renonceront peut-être à exercer leur droit de vote.

On pense aux personnes âgées et/ou handicapées. Mais les détenus, par exemple, ne sont pas tous privés de leurs droits électoraux. Comment ça se passe, pour eux?

Pour les PMR, quels sont les obstacles? Que met-on en place dans les Communes pour respecter le prescrit légal mais aussi pour aller un poil plus loin? Navettes adaptées, bureaux de vote dans les maisons de repos, aménagements dans les bâtiments, information et sensibilisation, etc.

Selon Unia, le service de lutte contre les discriminations et la promotion de l’égalité des chances, près de 12% de la population peut se retrouver en difficulté de mobilité, de façon permanente ou temporaire. Le vote est un droit, pas un privilège, répète l’organisme.

VIDÉO | PMR: rejoindre l’isoloir, le parcours du combattant?
Accès aux bureaux de vote pour les PMR: René Hardy, vice-président du Conseil consultatif handicap et autonomie de Chaudfontaine et Clara Mathieu, assistante sociale à l’échevinat des Affaires sociales de Chaudfontaine. © ÉdA – Jacques Duchateau

Découvrez aussi notre dossier spécial dans le journal L’Avenir de ce samedi et sur lavenir.net/destinationcommunes52.

 

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