CINÉMA

Le décès du comédien Serge Larivière, une des bouilles les plus demandées du cinéma belge

Omniprésent dans les films belges, mais héros aussi des pubs «Kriek», le comédien Serge Larivière est décédé ce samedi, de façon inopinée. -

Son agent a confirmé la rumeur ce matin. Le comédien belge Serge Larivière est décédé à l’âge de 60 ans. Ce n’était certes pas une star, mais une valeur sûre, avec une filmographie impressionnante (dont «Le nouveau testament» de Jaco Van Dormael), et quelques campagnes de pub mémorables dont la Kriek Belle-Vue...

Un comédien comme ça, c’est simple: tout le monde avait toujours un rôle pour lui. Une bonne tête avant tout, qui colle à tous les métiers, toutes les situations, notaire, policier, épicier ou simple voisin de palier. Il dégageait une humanité pleine de finesse, quelque chose de drôle et de profondément belge en même temps. Et puis son jeu était parfait.

Le comédien belge Serge Larivière est décédé ce samedi à l’âge de 60 ans, âge qui va sans doute étonner ses admirateurs, tant il paraissait juvénile. Il avait pourtant eu de gros soucis cardiaques récemment, et là réside sans doute la cause de ce décès. Tout le milieu des comédiens belges pleure aujourd’hui sa disparition sur les réseaux sociaux.

Serge débute au théâtre au début des années 90, mais on le retrouve vite dans des films belges, courts et longs. Il est dès 1998 dans «Max et Bobo» de Frédéric Fonteyne, il a un rôle important dans «Petites misères» de Philippe Boon et Laurent Brandebourger, avec Marie Trintignant et Albert Dupontel (2002); il partage la tête d’affiche avec Stéphane De Groodt dans «Formidable », une comédie douce de Dominique Standaert (2007).

Mais on le retrouve partout, second rôle toujours impeccable dans les films de Philippe Blasband, Bouli Lanners ou Yolande Moreau.

A partir de «J’ai toujours rêvé d’être un gangster» (2008) de Samuel Benchetrit, il fait une petite percée en France et élargit encore sa palette. On le verra dans «Séraphine» de Martin Provost, les films «Mammouth » ou «Le Grand soir», du tandem Kervern et Delépine.

Il est dans les rôles principaux du «Nouveau testament» (il joue « l’obsédé »!), gros succès de Jaco Van Dormael en 2015, où figurent aussi Poelvoorde, Catherine Deneuve et François Damiens. Sa filmo renseigne une quarantaine de longs métrages.

On verra beaucoup ce comédien de poche (1 m60!) à la télévision, dans des séries ou des téléfilms. Par exemple, «Twin Fliks», délire policier de Jannin et Liberski (2004), ou plus récemment «La Forêt » de Julius Berg.

Au théâtre, il avait notamment joué pour Benno Besson («Mangeront-ils? » de Victor Hugo en 2003 et 2004), dans deux spectacles du réputé Joël Pommerat («Cercles/Fictions » et « Ma chambre froide» en 2010 et 2011). Cette année, il était dans la distribution de «Bluebird» au Théâtre du Rond-Point à Paris, dans une mise en scène de Claire Devers, aux côtés de Philippe Torreton.

Mais c’est peut-être via une série de spots de pub que le grand public avait pu régulièrement apprécier sa bouille puisqu’il était le héros, avec Thierry Decoster, des nombreuses et savoureuses campagnes de la Kriek Bellevue Au plus que tu la goûtes... ») mettant en scène Jeff et Jos dans leur tablier de brasseurs.