BRUXELLES

Pourquoi exactement 632 poumons noirs sur la façade de la ministre de l’Environnement Fremault?

632 poumons noirs ont été placardé sur les murs du cabinet de la ministre bruxelloise Fremault. Les militants de Greenpeace expliquent pourquoi.

632 poumons noirs ont recouvert la façade du cabinet de Céline Fremault, ministre bruxelloise de l’Environnement et de la Qualité de vie, ce jeudi matin à 8 heures. Mais pourquoi justement 632? «Ce chiffre représente les 632 personnes qui meurent prématurément chaque année à Bruxelles à cause de la pollution de l’air», expliquent les bénévoles de Greenpeace Bruxelles à l’origine de cette action. Pour eux, «le gouvernement doit dès à présent prendre des mesures fortes».

«Quand des centaines de Bruxellois en meurent chaque année, lutter contre la pollution de l’air devient nécessairement une priorité. Il y a urgence», déclare Leen, Bruxelloise et bénévole Greenpeace.

«Le fait est que notre santé, et particulièrement celle de nos enfants, est gravement mise en danger par la politique actuelle. Le luxe de rouler dans un véhicule polluant doit passer après la nécessité, pour tous, de respirer un air sain», ajoute Véronique, une mère de famille qui a également participé à l’action.

Greenpeace rappelle que l’année dernière, 100 médecins avaient déjà tiré la sonnette d’alarme par rapport à la qualité de l’air à Bruxelles. «Les potentiels effets de la pollution de l’air sur la santé sont multiples: cancer du poumon, maladies respiratoires, maladies cardiovasculaires, maladies du foie et du sang. Un récent rapport de la Cour des comptes européenne explique que même au niveau européen, la santé des citoyens n’est toujours pas assez protégée par rapport à la pollution de l’air», peste l’ONG.

Greenpeace ajoute que «selon les mesures prises par CELINE (Cellule interrégionale de l’environnement) entre avril 2017 et 2018, les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé en termes de pollution atmosphérique ne sont pas toujours respectées en région bruxelloise».

 

Les solutions que Greenpeace préconise

+ investir dans des infrastructures cyclistes et piétonnes plus sûres

+créer des zones sans voitures (en particulier aux abords des écoles)

+ limiter le nombre de voitures autorisées globalement ainsi que leur vitesse

+ instaurer un principe de «pollueur-payeur» et inciter à l’utilisation de véhicules électriques

+ interdire les véhicules diesel puis essence en ville comme à Paris

+ rendre les transports en commun accessibles et abordables sur l’ensemble du territoire

+ mettre en place davantage de stations de mesure de la pollution de l’air pour dresser un bilan réellement représentatif de la réalité.