Courir renforce   le corps

Courir, ce n’est pas toujours facile mais ça fait du bien à l’ensemble du corps. Éditions de l’Avenir / P.-L. Cuvelier

Quand on pratique la course à pied ou un autre sport, le cœur, les poumons et les muscles travaillent plus. Ce travail rend le corps plus fort.

Quand le corps passe de l’immobilité à la course, il a besoin de plus d’énergie. Or, l’organisme fabrique lui-même son énergie à partir d’oxygène (puisé dans l’air par les poumons) et de nutriments (éléments présents dans les aliments) tels que les glucides (sucres). Le sang véhicule ces éléments partout dans le corps.

Donc, dès que l’on se met à courir, les besoins en énergie du corps augmentent. Les organes s’adaptent à la situation. Ils travaillent plus pour apporter plus d’oxygène et de nutriments à l’organisme.

Au boulot!

Ainsi, les poumons fonctionnent plus vite. La respiration s’accélère et se fait plus profonde. Plus d’air, et donc plus d’oxygène, entre dans les poumons. Résultat: le sang est mieux oxygéné (il contient plus d’oxygène). Des glucides, fournis par l’alimentation ou mis en réserve dans le corps, sont envoyés dans le sang.

En même temps, le cœur bat plus vite pour faire circuler le sang (chargé en oxygène et nutriments) plus rapidement à travers le corps. Le but? Apporter plus d’oxygène et de glucides aux muscles afin qu’ils puissent fabriquer l’énergie nécessaire pour courir. Ainsi alimentés, les muscles peuvent soutenir l’effort, au moins pendant un certain temps.

Le travail supplémentaire fourni par les organes durant la course les renforce : les poumons augmentent de volume, le cœur, qui est un muscle, devient plus fort. La musculature (l’ensemble des muscles du corps) devient plus puissante. L’activité physique assouplit aussi les articulations (endroits où deux os s’emboîtent), renforce le système immunitaire (système de défense du corps contre les maladies)...

Les limites

Il arrive un moment durant l’effort où le corps atteint ses limites. L’organisme n’en peut plus et il le fait savoir: on est essoufflé. Dans ce cas, il est impossible de maintenir le rythme de la course. Il faut ralentir, et dans certains cas, marcher et même s’arrêter. Avec un entraînement régulier (courir au moins deux fois par semaine), le corps se renforce et repousse ses limites. Au fil des entraînements, on peut courir de plus en plus longtemps.

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