Syrie: l’interminable guerre

Province d’Idleb. À cause des bombardements, ces enfants ont dû fuir le camp où ils s’étaient installés avec leur famille pour planter de nouvelles tentes ici. Reporters / DPA / A. ALkharboutli

Ce 16 septembre, des élections locales (communales) ont lieu en Syrie. Pourtant, la guerre n’est pas finie dans ce pays. Il y a des combats à l’est mais aussi dans la province d’Idleb, au nord-ouest du pays. Petit rappel des faits...

La Syrie se trouve au Proche-Orient, une région à l’est de la mer Méditerranée. En 2011, la population de ce pays a commencé à réclamer des changements. Ces manifestations ont mis en colère le président Bachar el-Assad et son entourage. Ceux-ci ont tous les pouvoirs depuis des dizaines d’années et refusent tout partage. Le président syrien a donc envoyé la police et l’armée. Des manifestants ont été menacés, arrêtés, tués.

Du coup, des opposants ont pris les armes. Des groupes armés se sont formés. La violence s’est propagée et le pays a sombré dans la guerre. Des groupes se sont unis avant de se battre entre eux, des pays étrangers se sont impliqués dans le conflit, et la situation est devenue très compliquée.

Les combats n’en finissent pas

La guerre fait rage depuis plus de 7 ans. Bien sûr, il n’y a pas des combats partout tout le temps. Pour le moment, les violences sont surtout concentrées à l’est du pays, et, depuis peu, dans la province d’Idleb, au nord-ouest.

À l’est, près de la frontière irakienne, des groupes armés se battent contre Daesh (groupe terroriste aussi appelé État islamique, qui a des idées religieuses radicales et violentes).

Dans la province d’Idleb, l’armée syrienne, aidée par la Russie et l’Iran, bombarde des zones où se sont réfugiés des des opposants au régime (qui s’opposent au pouvoir). Il y a également, dans cette province, plus d’un million de Syriens qui ont fui des combats ailleurs dans le pays.

Les responsables de l’ONU (Organisation des Nations unies, chargée de défendre la paix dans le monde) tentent de faire taire les armes. Ils redoutent une grande catastrophe humanitaire (pour les habitants). Mais au moment d’écrire ce journal, les tentatives pour trouver un accord n’ont pas abouti.

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