COMMUNAUTAIRE

Carles Puigdemont, l’ami de la N-VA, aux côtés des Fouronnais… francophones

Carles Puigdemont, l’ami de la N-VA, aux côtés des Fouronnais… francophones

À Delemont, Carles Puigdemont a rencontré le militant jurassien Pierre-André Comte et le secrétaire de l’Action fouronnaise, Jean-Louis Xhonneux, auquel il a apporté son soutien FB

Accueilli comme un héros dans notre pays par la N-VA, l’ex-président en exil de la Generalitat catalane a exprimé, en Suisse, son soutien à la lutte des Fouronnais… francophones. En parlant sans savoir, il a pris le risque de se brouiller avec les nationalistes flamingants.

«Je connais le combat fouronnais. Les droits linguistiques doivent être défendus partout. Je soutiens votre combat»: en visite, samedi, à la 71e Fête du Peuple jurassien, à Delémont, en Suisse, Jean-Louis Xhonneux, a reçu ce message de Carles Puigdemont. Cet appui décidé, que le secrétaire général de l’Action fouronnaise s’est empressé de répercuter sur la page Facebook du «Groupe fouronnais pour le Respect, l’Avenir et les Libertés» n’a pas manqué d’interpeller: exilé en Belgique, l’ex-président de la Generalitat catalane est courtisé par la N-VA depuis son arrivée. Et l’hypothèse de sa présence sur la liste européenne des nationalistes flamingants a même été évoquée.

«Je ne suis pas sûre que cette déclaration fasse plaisir à son copain Bart» (De Wever) a rapidement réagi une candidate francophone à l’élection communale à Fourons. Si le bourgmestre d’Anvers et président de la N-VA n’est pas encore informé de ce soutien, il ne tardera pas à être mis au courant par le mayeurVoerbelangen de Fourons, Huub Broers, rallié depuis plusieurs années… à la N-VA

Flèche de tout bois?

Éloigné de Catalogne, Carles Puigdemont fait flèche de tout bois. Contesté à Delémont par un homme qui a rapidement été évacué de la salle, il a flatté son auditoire en saluant des «frères» assurant que «le Jura est devenu un référent pour la Catalogne». Mais s’il a été accueilli par quelques mots en catalan du maire de Delémont, Damien Chappuis, le président du gouvernement jurassien, David Eray, a rappelé que le Jura et la Catalogne «partagent le même idéal de liberté», mais il a surtout souligné que le canton prône un «dialogue franc et ouvert» avec le gouvernement espagnol.

Faute de s’informer suffisamment sur les enjeux de certains dossiers épineux, le risque, pour l’ex-président en exil, est de se prendre les pieds dans le tapis. Et un retour de manivelle de la N-VA…