À l’initiative de Pierrot Lazard, membre du conseil des aînés d’Yvoir, une académie du langage est née, mais un peu spéciale, elle défend le wallon, afin que celui-ci ne se perde pas.

Nom prestigiex que celui de la Macadémîye Walone do Grand Ûwâr qui visite le Moyen Âge et est à l’initiative d’un spectacle présenté, chaque année, uniquement en wallon et qui fait salle pleine. Une fois par mois, le langage wallon renaît de son glorieux passé. Lors des tauveléyes, la grammaire et la conjugaison trouvent leur petit quart d’heure. C’est le côté un peu indigeste de l’animation. Mais, la large part du temps, en quelque deux heures, le groupe redécouvre alors le parler de nos anciens à travers les contes et les récits, la poésie, les «fauves » et les pasquéyes, sans oublier les sov’nances. C’est un véritable creuset qui dépeint une époque tout compte fait, pas si lointaine que ça. La classe s’en réjouit et chacun y trouve mille souvenirs vécus dans sa jeunesse. La nostalgie d’un temps définitivement révolu transpire dans les anecdotes riches de savoureux mots wallons avec ses inévitables ratoûrnûres. Le sérieux s’invite également. C’est ainsi que la Macadémîye a découvert le Retable de Belvaux, une œuvre du Maître de Waha, datant des années 1530-1540 et qui se trouve au musée TREM. a, à Namur. Une projection de l’œuvre sur écran avec une étude des multiples détails a été proposée aux Macadémicyins. À l’appui de la projection, un texte en wallon, imaginé et écrit par Joseph Dewez, président dès Rèlîs Namurwès et maître de conférences a réjoui les écoliers de l’académie. Anne-Marie François, Liliane Hubert et Pierre Lazard ont ainsi assuré la savoureuse et vivante lecture d’un texte bien tourné, primesautier et mystique à la fois. Plusieurs membres du groupe participent au spectacle annuel. Le tout avec la volonté de sauvegarder le langage wallon.