Jeune agronome, Gwenaël du Bus a multiplié les petits métiers: travaillant tantôt comme professeur en prison, tantôt comme ouvrier agricole, tantôt encore à l’université ou à la région wallonne.

«Mais mon grand rêve était de cultiver mes propres légumes. J’ai finalement mis la main sur une parcelle de trois hectares à Grez-Doiceau en 2013, que j’ai achetée, avant de lancer le concept de la ferme du Peuplier.» Concrètement, l’entreprise propose aujourd’hui une soixantaine d’espèces bio et plus de 120 variétés différentes. Notamment des haricots, des asperges, des pommes de terre, des tomates anciennes, des courgettes de tous types, des poireaux, des carottes, des choux, du persil, des betteraves, des rutabagas, des choux de Bruxelles… «Et seulement deux espèces de fruits: les fraises et la rhubarbe. En effet, un verger exige plus d’espace que la culture de légumes, raison pour laquelle nous n’avons pas développé cet aspect-là…» Au total, la ferme du Peuplier produit entre 300 et 500 tonnes par an. «Nous travaillons toute l’année et vendons nos légumes sur douze marchés: 10 à Bruxelles et deux en Brabant wallon: l’un à Genval le dimanche matin, et l’autre à Grez-Doiceau, le vendredi après-midi. Nos clients sont sensibles à l’aspect bio, mais encore plus à la saveur et au goût qu’offrent les variétés anciennes, et aux circuits courts. Les gens veulent connaître la provenance de ce qu’ils consomment.» La ferme du Peuplier se veut aussi très sociale: «Nous avons engagé douze temps plein en CDD ou CDI, et sommes entre 14 et 25 selon la saison… Le domaine agricole est difficile, mais nous sommes heureux de pouvoir payer nos ouvriers au-dessus du barème légal» se réjouit Gwenaël du Bus.La Ferme du Peuplier. Infos: 0493 19 18 99 – www.lafermedupeuplier.be