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Les parents réagissent à la lettre de Dutroux: «Il est temps que le cirque s’arrête»

Les parents réagissent à la lettre de Dutroux: «Il est temps que le cirque s’arrête»

Archive - Paul Marchal au procès Dutroux en 2004 Belga

La lettre envoyée par Bruno Dayez, l’avocat de Marc Dutroux, restera probablement lettre morte... C’est en tout cas ce que les deux premières réactions laissent entrevoir.

 

 

Paul Marchal et Jean-Denis Lejeune ont rapidement fait comprendre qu’ils ne souhaitent pas répondre à la lettre reçue de l’avocat de Marc Dutroux.

Sur Facebook, Jean-Denis Lejeune, le père de Julie, a partagé la lettre dans son entièreté. Il raille le caractère «impersonnel» utilisé par Bruno Dayez et rit jaune en lisant qu’il serait «emmuré dans son silence», lui qui est très présent médiatiquement. La justice «réparatrice» envisagée par le destinateur de la lettre finit de la décrédibiliser aux yeux de son destinataire.

 

«Il est temps que ce cirque s’arrête»

 

Paul Marchal, père d’An, l’une des victimes de Marc Dutroux, n’a pas voulu beaucoup réagir à la lettre envoyée par l’avocat de Marc Dutroux. Les époux Marchal ont reçu cette lettre mercredi. «Après 23 ans, il est temps que ce cirque s’arrête. On ne joue plus», a commenté Paul Marchal par téléphone.

La lettre rédigée en français est parvenue à l’ancien avocat de Paul Marchal, qui l’a scannée pour la transmettre à la famille Marchal.

Jean Lambrecks, le père d'Eefje, a également reçu la lettre envoyée par l'avocat de Marc Dutroux. «Comme on pouvait s'y attendre, il s'agit d'un coup de publicité majeur d'un avocat avec beaucoup de temps et peu de clients, a-t-il réagi. C'est une pamphlet dénué de sens. La lettre n'a même pas été traduite. Les coûts pour la traduction sont pour ainsi dire pour nous.»

Dans cette lettre, Marc Dutroux se dit prêt à répondre aux questions des familles des victimes si celles-ci en avaient. Il a été condamné à la perpétuité et à 10 ans de mise à disposition du tribunal de l’application des peines pour l’enlèvement et l’assassinat de Julie, Mélissa, An et Eefje. Laetitia et Sabine avaient été retrouvées vivantes.