F1

La belle histoire d’Antoine, du talus de Francorchamps au stand McLaren avec Stoffel Vandoorne

Le cauchemar de la sortie de piste de Vandoorne, dangereusement poussé dans l’herbe par Bottas, s’est transformé en rêve pour Antoine. Filmé encourageant Stoffel, le petit Belge a été invité dans le stand McLaren pour suivre le GP. La magie de la F1 à l’américaine.

Il est presque 13h quand Valtteri Bottas éjecte Stoffel Vandoorne dans l’herbe de la ligne droite des Combes, ce samedi 25 août lors de la 3e séance libre du GP de Belgique. Une énième tuile pour le pilote McLaren. Dans le talus, perdu au milieu des supporters néerlandais, un garçonnet tend un panneau où il encourage le Belge. «Don’t give up Stoff», ou «n’abandonne pas».

C’est là que la mécanique de la F1 à l’américaine s’enclenche. Le cameraman placé en face avait repéré le gamin, qui adressait des messages aux stars de la F1 depuis la veille. Antoine passe donc une nouvelle fois en mondiovision. Coincé dans son salon de Grâce-Hollogne, Sébastien Crosset, autre fan belge de Stoffel, relaie l’image sur Twitter en l’adressant à son idole, mais aussi à la F1 et à l’organisateur, Spa GP. «Il faut faire quelque chose pour cet incroyable petit gars, Stoffel», tweete Sébastien.

 

 

Généreux (et pas bête), Vandoorne s’empare du tweet et demande lui-même un pass paddock à la F1 pour le jour de la course. Joli geste. Les internautes relaient évidemment la demande partout dans le monde. De son côté, le papa d’Antoine crée un compte Twitter qui lui permet de dialoguer sur la plateforme avec Sébastien Crosset et les autres acteurs du paddock. Et la magie opère: la F1 répond à Stoffel sur Twitter: «On va voir ce qu’on peut faire».

 

 

Les échanges se poursuivent samedi soir dans les coulisses de l’internet. Et le lendemain, Antoine débarque à Francorchamps, un pass paddock rose bonbon autour du cou. Bingo! Emmené par une attachée de presse du team McLaren, Antoine visite le motorhome de l’écurie de Woking et, surtout, le stand du N°2. Les photos de cette excursion dans un monde gouverné par les millions de dollars montrent Antoine dans la pit-lane, dans le box avec Stoffel lui expliquant son volant, puis à l’arrière du garage pour la séance de dédicaces. Le petit Belge rencontre aussi Mark Webber et voit le GP avec les mécanos, dans le stand McLaren.

 

 

 

 

 

 

Sébastien Crosset n’est pas oublié: Vandoorne lui signe une casquette qu’Antoine lui enverra, pour le remercier d’avoir joué les intermédiaires. Ce «happy end» nous rappelle ce petit Français qui, pleurant l’abandon de Kimi Raikkonen à Barcelone en 2017, s’était lui aussi retrouvé dans le paddock (vidéo en lien). L’aventure nous montre aussi combien les Américains de Liberty Media, nouveaux proprios du cirque motorisé le plus rutilant au monde, tentent de faire oublier l’ombre omnipotente de Bernie Ecclestone dans l’esprit des fans. Y avait du boulot mais ce genre de cadeaux devrait y aider.