MOUSCRON

Ils ont marché pour dénoncer la violence

Environ 200 personnes ont participé à la marche blanche organisée en soutien à Fethi Djabir, tabassé sur la Grand-Place de Mouscron le 3 août. Il est décédé 10 jours plus tard. Sa sœur voulait lui rendre hommage et dénoncer les violences dans la ville.

Famille, amis, proches, connaissances, inconnus sont venus en nombre dimanche à 14 heures sur le parvis de l’église du Nouveau-Monde pour rendre hommage à Fethi Djabir, décédé il y a quelques jours des suites des blessures dont il a été victime lors d’une bagarre sur la Grand-Place de Mouscron le 3 août.
« J’ai organisé cette marche pour d’abord, rendre hommage à mon frère, raconte la petite sœur de la victime. Et aussi pour montrer qu’une telle violence n’a pas sa place à Mouscron, que nous n’y sommes pas indifférents. »
La marche est allée jusqu’au quartier de la rénovation urbaine. Elle s’est déroulée de manière pacifique, comme c’était le souhait de la petite sœur de la victime et de la bourgmestre.
À la fin de la marche, une minute de silence a été respectée. Ensuite, une proche de la famille a souhaité lire un mot d’un ami de Fethi. Celui-ci a grandement ému la foule.

« Pourquoi laisser à la violence plus de place qu’elle en a déjà ? »

Un bref extrait : « Si on doit pointer du doigt le responsable de ce crime, il faut pointer l’ignorance car il faut être ignorant pour ne pas s’apercevoir que la violence peut engendrer des conséquences aussi tristes. Il faut être ignorant pour voir et laisser faire ces atrocités. Pourquoi laisser à la violence plus de place qu’elle en a déjà ? »
Des ballons blancs sur lesquels étaient apposés un autocollant « I love Fethi » ont ensuite pris leur envol dans le ciel mouscronnois.
Pour rappel, l’un des agresseurs qui aurait porté le coup fatal à la victime s’est rendu à la police après la médiatisation de l’affaire. L’enquête suit son cours pour identifier et retrouver les autres agresseurs.