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POLITIQUE

«Que reste-t-il des promesses des jeunes mariés?», se demandent Ecolo et Groen

«Que reste-t-il des promesses des jeunes mariés?», se demandent Ecolo et Groen

Les Verts ont parodié un album photos de mariage pour expliquer leur vision de la politique du Gouvernement bruxellois en 2018. Ecolo Groen

Les verts d’Ecolo et Groen ont fait leur bilan de la politique du Gouvernement bruxellois. Mobilité, environnement, logement ou propreté: selon eux, les promesses ne sont pas tenues.

Le gouvernement bruxellois n’a concrétisé que trop peu des promesses qu’il avait faites lors de son engagement initial en 2014 dans des domaines aussi essentiels que l’environnement et la propreté publique, la mobilité, la sécurité routière, le développement territorial, ou encore le logement, ont déploré mercredi les chefs de file des Verts au parlement bruxellois, Zoé Genot (Ecolo) et Bruno De Lille (Groen).

Sur le mode «que reste-t-il des promesses des jeunes mariés», assorti de photos d’illustration, Ecolo et Groen ont tout d’abord dénoncé l’impact très faible, jusqu’ici, de la zone basse émission sur la qualité de l’air: seul 0,3% du parc automobile belge est actuellement interdit de circuler dans la ville et les infractions ne seront punies qu’à partir d’octobre.

La fiscalité automobile n’y changera rien. Sa réforme visant à rendre le parc auto plus écologique n’aboutira pas au cours de la présente législature.

Autre promesse non tenue selon les deux chefs de groupe: la création d’espaces verts, largement atténuée par la suppression de 20.000 arbres.

En matière de Mobilité, on est encore loin des 80 kms de nouvelles pistes cyclables promises par Pascal Smet. La deadline pour la réalisation du métro vers le nord est passée de 2025 à 2028, en raison «des lenteurs de la Région». Il n’y a plus de date butoir pour l’automatisation des lignes de métro 1 et 5. Seuls six des trente et un points noirs en matière de sécurité routière ont subi des adaptations.

Par ailleurs, on est également loin des 6.500 nouveaux logements publics promis. Aucun logement n’a été construit dans les dix zones à développer en priorité. Les promoteurs privés préfèrent payer des charges d’urbanisme plutôt que de construire du logement social, malgré l’espoir du gouvernement bruxellois.

En matière de Propreté publique, aucun changement n’est perceptible par rapport à l’objectif général d’une Région plus propre sept jours sur sept. Seulement 20 à 30% des déchets sont recyclés alors que l’objectif est de 50% à l’horizon 2020. Il manque six parcs de recyclage sur les dix promis initialement.

Enfin, les chantiers des zones prioritaires de développement de Bruxelles sont très en retard.

«Rudi Vervoort parle d’une seconde naissance de la Région. On peut dire que la gestation est particulièrement longue», a conclu Zoé Genot.