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Les citoyens européens, de plus en plus nombreux à quitter le Royaume-Uni

Les citoyens européens, de plus en plus nombreux à quitter le Royaume-Uni

À cause du Brexit, Londres n’attire plus les gens à s’y installer. AFP

Le solde migratoire pour les citoyens européens installés au Royaume-Uni est à son niveau le plus bas depuis quatre ans, s’établissant à 101.000, a révélé lundi l’Office des Statistiques nationales britannique (ONS).

Cette chute s’explique par une baisse de 4% du nombre de citoyens européens partis vivre au Royaume-Uni et, à l’inverse, une hausse de près de 19% du nombre de ceux qui ont quitté le Royaume-Uni, entre 2016 et 2017.

En mars 2013, à son plus bas, la différence entre le nombre de citoyens européens qui s’installaient et partaient du Royaume-Uni était de 95 000, selon les chiffres officiels.

En 2017, 240 000 citoyens européens se sont installés au Royaume-Uni alors qu’ils étaient 250 000 en 2016: ce chiffre est en baisse depuis le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, en juin 2016.

Dans le même temps, en 2017, 139 000 habitants de l’Union européenne ont quitté le Royaume-Uni, un chiffre record selon l’ONS. Ils étaient 117 000 en 2016.

«L’estimation du nombre de citoyens européens arrivant au Royaume-Uni pour chercher un travail a continué de baisser l’année dernière et le nombre de personnes venant au Royaume-Uni pour un emploi précis est resté stable», a indiqué l’organisme.

À l’échelle mondiale, le solde migratoire du Royaume-Uni est cependant en hausse, s’établissant à environ 282 000 l’an passé.

«Ces derniers chiffres montrent que la migration a continué à s’ajouter à la population britannique. Le solde migratoire a diminué à des niveaux records en 2015 et début 2016 et a été assez stable depuis», a indiqué Nicola White, directeur du service des migrations internationales à l’ONS.

«L’immigration est restée globalement stable, à 630 000, et l’émigration est en augmentation progressive depuis 2015 et est actuellement autour de 350 000», a-t-il ajouté.

La Première ministre britannique Theresa May avait déclaré fin 2016 qu’elle voulait réduire le solde migratoire à quelques dizaines de milliers de personnes par an.