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Quatre membres des Pussy Riot interrompent France-Croatie: ils ont passé la nuit au poste

Quatre membres des Pussy Riot interrompent France-Croatie: ils ont passé la nuit au poste

Reporters/DPA

Quatre activistes du groupe russe Pussy Riot sont montés sur le terrain à la 53e minute de la finale France-Croatie, ce dimanche. Ils donnent de leurs nouvelles sur les réseaux sociaux.

L’image a fait le tour du monde. Alors que l’on joue la 53e minute de la finale France-Croatie, à 2-1 pour les Bleus, quatre activistes du groupe russe Pussy Riot habillés en militaires font irruption sur la pelouse. Après quelques tapes dans les mains avec les joueurs, visiblement surpris de la situation, les streakers sont rattrapés par les stewards et les forces de l’ordre.

Ce lundi, les activistes russes ont donné de leurs nouvelles sur les réseaux sociaux.

«Quatre membres de Pussy Riot ont passé la nuit en cellule, sans pouvoir dormir, manger, ni se laver. Ils seront emmenés aujourd’hui à la Cour de justice pour une audience, mais on ne nous a communiqué ni l’heure ni le lieu de ce procès. La police n’a pas autorisé notre avocat à voir les activistes détenus, ce qui est contraire à la loi», indiquent-ils.

Cet «écart de conduite» pourrait leur valoir jusqu’à 15 jours de prison.

Des activistes féministes et anti-Poutine

Les Pussy Riot, littéralement «émeute de chattes», se sont fait connaître en 2011 avec des performances musicales punk. Féministes, ils promeuvent les droits des femmes en Russie et sont opposés Vladimir Poutine, le président russe. Ils réclament également la libération des prisonniers politiques, notamment Oleg Sentsov, cinéaste ukrainien, qui ne s’alimente plus depuis le 14 mai.

En 2012, trois d’entre elles – Ekaterina Samoutsevitch, Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina – sont condamnées à deux ans d’emprisonnement en camp de travail pour vandalisme et incitation à la haine religieuse après une «prière punk» organisée dans la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou.

En 2014, lors des JO d’hiver à Sotchi, une de leur action a été brusquement réprimée par des policiers en civil et des cosaques. Sur cette vidéo, on y voit en effet des forces de l’ordre malmener les Pussy Riot à coups de fouets et de gaz lacrymogènes, notamment.