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Comment amener l’eau au jardin?

Comment amener l’eau au jardin?

Quand le jardin est plutôt grand, on peut prévoir une deuxième arrivée d’eau au fond de celui-ci. jf abautret – stock.adobe.com

L’eau est indispensable pour la croissance des légumes et la floraison des fleurs. Quelques astuces pratiques pour vous faciliter la vie.

Un jardin ne pourrait survivre sans un apport d’eau important. Généralement, cela ne pose pas trop de problèmes dans nos contrées généreusement et naturellement arrosées. La sécheresse de ces dernières semaines rend cette question un peu plus pointue. Pour un petit jardin, rien n’empêche d’utiliser des arrosoirs ou d’utiliser un tuyau. Quand la surface est plus grande, la tâche est néanmoins plus fastidieuse.

Un point d’eau sur la façade arrière

Plutôt que de remplir les arrosoirs ou de fixer le tuyau d’arrosage dans la buanderie ou dans la cuisine, le premier moyen de se faciliter la tâche est de disposer d’un point d’eau – un robinet – tout près du jardin ou du potager. L’idéal est de fixer ce point d’eau sur la façade arrière de la maison. Dans le cas d’une nouvelle construction, c’est un point à ne pas oublier lors de la conception des plans.

Quand le jardin est un peu plus grand, d’une profondeur de plus de 25 m, il est même conseillé de dédoubler le point d’eau en un installant un au fond du jardin. Cela vous facilitera la tâche pour arroser un potager ou un massif de fleurs. Ce point d’eau vous évitera la tâche fastidieuse de transporter les arrosoirs ou de devoir dérouler un long tuyau.

Une borne d’arrosage préfabriquée

À défaut de fixer un robinet sur la façade arrière, une autre solution est envisageable: installer une borne d’arrosage préfabriquée. Dans le commerce, il existe de multiples bornes dans des styles très différents. Elles s’adaptent à tous les types d’environnement, en inox, en acier inoxydable pour les jardins de style contemporain ou en bois pour des jardins au style plus rustique. La borne doit néanmoins être alimentée en eau.

Dans une nouvelle construction, il suffit de prévoir l’alimentation dès le départ. Dans le cadre d’une rénovation ou de transformation, l’appel à un plombier semble a priori indispensable, à moins d’être un bricoleur né. L’eau, il faut aller la chercher à son point d’entrée dans la maison et trouver un moyen de la faire sortir discrètement. La plupart du temps, il faudra pratiquer un trou dans la façade arrière pour faire passer le tuyau.

La borne d’arrosage peut être alimentée par un simple tuyau apparent, mais ce n’est pas la solution la plus esthétique. L’idéal est de faire passer le tuyau d’alimentation sous terre, à une profondeur suffisante pour éviter le gel en hiver et empêcher un coup de bêche intempestif.

Une bouche, plus discrète

Celle-ci se différencie de la borne d’arrosage par sa discrétion. Enterrée à même le sol, elle passe totalement inaperçue. Généralement fabriquée en PVC, la bouche d’arrosage est munie d’un couvercle qu’il suffit d’ouvrir pour y brancher un tuyau d’arrosage. Dans le commerce, on trouve déjà des bouches à moins de 20 euros. Rien n’empêche d’en disposer plusieurs dans le jardin, à proximité des endroits qui nécessitent un apport d’eau régulier.

Une profondeur minimale

Le système souterrain d’arrivée d’eau doit se trouver à une profondeur minimale pour éviter le gel en hiver. Cette profondeur est d’environ 80 cm sur une grande partie du territoire belge, et compte une dizaine de centimètres en plus dans les régions plus froides comme l’Ardenne. Le tuyau, généralement appelé Socarex, est fabriqué en polyéthylène. Il existe en version simple ou renforcée. Pour éviter toute mauvaise surprise, il est conseillé de déposer le tuyau sur un lit de sable ou de stabilisé, afin d’éviter toutes les aspérités.

Une citerne pour arroser fleurs et plantes

L’eau potable est une denrée rare et il ne serait pas étonnant qu’elle se raréfie encore dans les prochaines décennies. Raison pour laquelle, il paraît tout indiqué de ne pas utiliser, tant que possible, l’eau de ville pour les arrosages au jardin. En moyenne, il tombe 600 mm d’eau par mètre carré et par an en Belgique. La capacité de la citerne doit donc être calculée en fonction de la surface de la toiture. Une citerne de 3 000 litres est un minimum, mais une capacité de 5 000 ou 7 500 litres paraît être une meilleure solution. Une plus grande capacité de la citerne permettra de faire face aux périodes de sécheresse plus longtemps. L’installation d’une citerne coûte de 1 500 à 3 000 euros en fonction de sa contenance et des travaux à exécuter. L’eau de pluie peut également être utilisée pour l’alimentation des chasses d’eau ou d’une machine à laver, avec à la clé, de belles économies.

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