MONDE

Carles Puigdemont fait appel de son renvoi vers l’Espagne pour malversations

Carles Puigdemont fait appel de son renvoi vers l’Espagne pour malversations

- AFP

L’ancien chef du gouvernement catalan Carles Puigdemont a interjeté appel contre la décision de l’Allemagne de le livrer à l’Espagne, a indiqué jeudi à l’agence Belga son avocat Paul Bekaert.

L’ancien chef du gouvernement catalan Carles Puigdemont a interjeté appel contre la décision de l’Allemagne de le livrer à l’Espagne, a indiqué jeudi à l’agence Belga son avocat Paul Bekaert. Selon ce dernier, le tribunal de Karlsruhe (sud-ouest) a désormais trois mois pour se prononcer, période durant laquelle l’ex-président séparatiste reste en liberté provisoire sur le sol allemand.

Le tribunal régional de Schleswig-Holstein, province où le Catalan avait été arrêté le 25 mars, a approuvé jeudi l’extradition Carles Puigdemont pour le délit présumé de détournement de fonds publics. Il a cependant rejeté la charge de rébellion qui motivait également le mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne à l’encontre de l’indépendantiste catalan. Cela signifie que si l’ex-président régional est extradé vers l’Espagne, il ne pourra y être jugé que pour malversations.

Carles Puigdemont a toutefois interjeté appel de cette décision, a confirmé à Belga son avocat Paul Bekaert.

Le leader catalan est poursuivi dans son pays pour avoir participé à l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de sa région le 1er octobre 2017. La justice espagnole estime que cette consultation populaire illégale a nécessité 1,6 million d’euros de deniers publics.

Le juge allemand n’a donc pas suivi l’argument de Carles Puigdemont, qui se déclare victime d’une persécution politique. «Il est absurde d’accuser l’État espagnol dans cette affaire. L’Espagne est membre de l’espace juridique de l’UE», a soutenu le tribunal.

Sur Twitter, le nationaliste s’est dit satisfait que l’accusation de rébellion, passible d’une peine pouvant atteindre 25 ans de prison, n’ait pas été retenue. «Nous avons démasqué le principal mensonge de l’État. La justice allemande ne reconnaît pas que le référendum du 1er octobre soit un acte de rébellion», a-t-il écrit.

Il a ensuite fait référence aux séparatistes catalans incarcérés préventivement en Espagne. «Chaque minute que passent nos compagnons en prison est une minute de honte et d’injustice. Nous lutterons jusqu’à la fin et nous gagnerons!»