COMINES

Le pont-frontière pris d’assaut par les Français mardi soir à Comines

Le pont-frontière pris d’assaut par les Français mardi soir  à Comines

E ntre Wervik et Wervicq-Sud, le pont était fermé et bien surveillé, Vigipirate à la rescousse. Résultat: des fêtards ont voulu passer par Comines. Luc Vanthuyne

Aucun blessé à signaler, mais on a eu très chaud: le pont a été bloqué pour contenir les supporters des Bleus galvanisés par la qualification.

Le match Belgique-France était considéré comme à hauts risques, surtout dans les villes frontalières. À Comines, police et autorités avaient choisi de ne pas diffuser le match sur écran géant, place du Pont Neuf. À Wervicq, le pont-frontière était fermé à toute circulation!

Ce qu’on craignait s’est produit: mardi soir, des échauffourées ont eu lieu après le match: «Dès le coup de sifflet, un mouvement de foule de plusieurs centaines de personnes est arrivé sur le pont. Il s’agissait de supporters des Bleus qui voulaient venir en Belgique, précise Marie Vandenbroucke, porte-parole de la zone de police cominoise. Comme ils étaient bien énervés et que leurs intentions ne paraissaient pas très louables, les polices belge et française ont décidé, conjointement, d’interdire le passage sur le pont, en faisant un barrage de combis. Voulaient-ils fêter la victoire chez nous où il y a davantage de cafés ou chercher la violence en provoquant les Belges? Les intentions étaient sans doute partagées. Certainement, le fait que le pont de Wervicq était bloqué a contribué à constituer cet attroupement.»

Les esprits se sont échauffés, des fumigènes ont été jetés dans une atmosphère électrique et fort bruyante, mais la police a parfaitement maîtrisé la situation: «Aucun blessé n’est à signaler et c’est bien là l’essentiel. À la frontière du Bizet, il y a eu de l’ambiance, mais aucun débordement.»

Par contre, à Comines, des dégâts matériels ont été constatés, forcément côté français, avec des dégradations sur la voie publique, des véhicules et des façades tagués, etc.

La zone cominoise a travaillé avec cinq équipes d’intervention, soit dix policiers. «On réfléchit sérieusement à renforcer les équipes pour les matchs de ce week-end», conclut la porte-parole.