FOOTBALL

Thomas Meunier: «À 0-2, j’ai pensé atterrir à Francfort»

Thomas Meunier: «À 0-2, j’ai pensé atterrir à Francfort»

«Ce genre de match, ça peut être un tournant dans un Mondial.» BELGA

Comme les autres Diables rouges, Thomas Meunier était «soulagé» d’être venu à bout du Japon, ce lundi soir, à Rostov-sur-le-Don.

«On a eu plusieurs opportunités pour prendre l’avance en première mi-temps mais on ne les a pas converties. D’ailleurs, dans le vestiaire, à la mi-temps, on s’est juste dit qu’il fallait forcer car le ballon allait rentrer. Mais en seulement deux tirs japonais, la situation s’est compliquée…»

Même lorsqu’il raconte le déroulé de ce huitième de finale contre le Japon, Thomas Meunier souffle. Signe que les Diables rouges ne sont pas passés loin de la correctionnelle, ce lundi soir.

«C’est là qu’on voit que le coach a fait les bons changements, poursuit le Luxembourgeois. Il faut le féliciter pour ça. Car il a eu le nez fin en faisant monter Marouane (Fellaini) et Nacer (Chadli) pour qu’ils apportent de l’impact, du caractère, de la personnalité et de la détermination. Leur envie a été communicative. Grâce à eux, il y a eu un sursaut d’orgueil dans le groupe. Et c’est ça qui nous a permis d’inverser la tendance.»

Conscients de leurs qualités - «Ça ne nous paraissait pas normal, à la vue de nos occasions, de ne pas réduire au moins le score» - les Diables rouges ont finalement montré leur vrai visage à 2-1. Et ce, «bien que le Japon a encore voulu achever la bête par après et a libéré des espaces qui nous ont permis de revenir dans le coup.»

 

«

À 0-2, je ne m’imaginais pas rentrer en Belgique. Je me suis dit qu’on allait atterrir à Francfort et qu’on partirait en vacances de là-bas. Je me réjouis en tout cas de voir la folie que ça a dû être en Belgique.

»

 

«Ce genre de match, ça peut être un tournant dans un Mondial, analyse l’ancien Brugeois, auteur de l’assist sur le but de la victoire de Nacer Chadli. Parce que ça nous permet de prendre réellement conscience de nos qualités et de notre capacité à faire face à l’adversité. Personnellement, c’est la première fois de ma carrière en équipe nationale que je vis un tel retournement de situation.»

Désormais tournés vers le Brésil, les Belges joueront sans doute un des plus grands matches de leur carrière ce vendredi. «Ou en tout cas, le plus important de la saison», souligne Thomas Meunier.

«A 0-2, j’imagine que les Brésiliens se sont dit qu’on devait être nul, rit le Parisien d’adoption. Mais on est toujours là et on va leur prouver qu’on est bien la génération dorée qu’on présente souvent.»

Le rendez-vous est pris.