STAVELOT

Camion fou dans la Haute Levée, c’était il y a vingt ans!

Deux morts et septante et un blessés à la suite d’un drame dans la Haute Levée. C’était il y a 20 ans. Aujourd’hui, la descente est sécurisée.

Le 29 juin 1998, sur le coup de 9h30 du matin, la commune de Stavelot était plongée dans le chaos. Un camion, chargé de produits inflammables, dévale la Haute Levée avant de s’encastrer dans une habitation et explose. Bilan: 2 morts et 71 blessés. Vingt ans plus tard, cette route, témoin d’un autre drame en 1986, est totalement sécurisée.

Deux drames en 12 ans d’intervalle, à chaque fois en raison de freins qui lâchent, 10 morts, plus de 130 blessés, le triste bilan dans ces véhicules en perdition dans la descente de la Haute Levée et qui se sont encastrés dans des commerces ou des habitations.

En août 1986, c’est un car de touristes flamands qui termine sa course dans une agence bancaire. Le bilan est lourd: 8 morts et 42 blessés. Le 29 juin 1998, c’est le cœur historique de Stavelot qui est touché de plein fouet. Un camion s’engage dans la descente de la Haute Levée malgré l’interdiction faite aux plus de 7 tonnes.

Les freins lâchent, le chauffeur évite la voie de détresse aménagée après le premier drame, fauche mortellement deux dames et avant de s’engouffrer dans la rue Devant-les-Capucins pour s’encastrer contre les façades de la place Prume. En raison des produits inflammables qu’il transportait, l’explosion était instantanée et les flammes se propageaient à plusieurs habitations du XVIIIe siècle.

Vingt ans après ce drame, la Haute Levée a été totalement sécurisée. «Elle demeure interdite aux plus de 7 tonnes et un portique qui empêche les poids lourds de plus de 2,2 m de haut s’engouffrer sur cette route à forte déclivité a été installé, mais le plus important des aménagements demeure le rond-point à Amermont qui permet aux poids-lourds de faire demi-tour. Sans oublier les deux bacs de détresse dont un dans la partie la plus difficile de la Haute Levée», explique Thierry De Bournonville, bourgmestre depuis 18 ans.

Depuis lors, Stavelot panse ses plaies mais n’a plus dû dénombrer de nouvelles catastrophes.


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