BRUXELLES

Partisan d’une rénovation du Roi Baudouin, Défi en exclut Courtois, «fossoyeur du stade national»

Partisan d’une rénovation du Roi Baudouin, Défi en exclut Courtois, «fossoyeur du stade national»

Bruxelles va-t-elle finalement rénover le stade Roi Baudouin? Reporters / Andrieu

L’idée de rénover le stade Roi Baudouin ressurgit. Défi espère une union sacrée. Il vise surtout le MR où il juge les voix discordantes.

Une étude objective et indépendante permettant d’aborder, sans passion, le débat de la rénovation du stade national actuel, que DéFI a toujours soutenue depuis 2013, est nécessaire. Ceci pour autant qu’elle se penche sur l’option d’un stade multimodal avec une solution durable pour l’athlétisme, a affirmé jeudi le chef du groupe DéFi au parlement bruxellois, Emmanuel De Bock.

Selon lui, ce dossier ne connaîtra une issue favorable que lorsqu’on réussira l’union sacrée autour d’un projet qui soit financé et finançable de manière transparente et publique.

Dans un communiqué, Emmanuel De Bock a rappelé que lors d’un sommet du gouvernement bruxellois, tenu quelques mois avant les élections de 2014, le CDH, Ecolo-Groen, et le PS, soutenus par le MR ont souscrit sans réserve au projet de stade sur le parking C.

«On ne peut que regretter le temps perdu et l’entêtement absurde d’un certain nombre d’acteurs qui ont condamné toute alternative au projet sur le parking C, en particulier (l’échevin bruxellois) Alain Courtois. La sortie du ministre fédéral Didier Reynders quant à la rénovation du stade Roi Baudouin apparaît un peu surréaliste dès lors que le MR bruxellois n’a jamais désavoué ni remis en cause les choix d’Alain Courtois et de la majorité de la Ville de Bruxelles», a commenté le chef de file de DéFI.

Pour celui-ci, Reynders doit à présent dépasser l’effet d’annonce que peut susciter sa nouvelle sortie médiatique et «mettre d’abord tout le MR d’accord sur le projet qu’Alain Courtois a, à de multiples reprises, refusé et condamné».

Plus le droit à l’erreur

À ses yeux, ce dernier ne peut incarner un nouveau projet «dès lors qu’il en a été le fossoyeur et symbolise l’échec des cinq dernières années...»

Emmanuel De Bock estime que Bruxelles et ses dirigeants n’ont plus le droit à l’erreur. Il est urgent de rassembler les forces vives de la capitale «qui croient réellement à cette alternative et qui sont prêtes à optimaliser la construction, l’occupation et la gestion qu’impliquera un tel projet».

C’est peut-être l’occasion de faire un appel pour un projet d’architecture ambitieux ainsi qu’une grande consultation populaire, a-t-il conclu.


Nos dernières videos