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Les leaders de l’UE adoptent des conclusions sur la migration après huit heures de réunion

Les leaders de l’UE adoptent des conclusions sur la migration après huit heures de réunion

Après plus de huit heures de discussion sur ce délicat dossier, les Européens sont finalement parvenus à s’accorder sur des conclusions, dont le contenu détaillé n’a pas encore été dévoilé. AFP

L’accord est tombé pendant la nuit: les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, réunis à Bruxelles, ont approuvé des conclusions sur la migration.

Les 28 chefs d’État et de gouvernement de l’UE, réunis à Bruxelles, ont approuvé ce vendredi vers 4h30 du matin des conclusions sur la migration, a indiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, sur Twitter.

En début de soirée, l’Italie avait refusé d’approuver des conclusions sur les sujets de la défense et du commerce débattus l’après-midi dans l’attente de voir si elle obtiendrait satisfaction quant à ses exigences sur le dossier migratoire.

À son arrivée au sommet, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte avait d’ailleurs prévenu qu’il bloquerait l’adoption d’un texte commun s’il n’obtenait pas plus de solidarité des pays de l’UE sur la migration.

Après plus de huit heures de discussion sur ce délicat dossier, les Européens sont finalement parvenus à s’accorder sur des conclusions, dont le contenu détaillé n’a pas encore été dévoilé.

Un compromis visant à mettre en place sur le territoire de l’UE des centres «contrôlés» d’accueil des migrants secourus en mer Méditerranée a vraisemblablement été adopté par les dirigeants européens. Ces installations seraient implantées dans des États membres volontaires et permettraient de distinguer rapidement les personnes éligibles à l’asile et les migrants économiques.

Un «bon accord» selon Charles Michel

Le compromis sur la question migratoire atteint après plus de huit heures de discussions par les 28 dirigeants de l’Union européenne constitue «un bon accord», a estimé le Premier ministre Charles Michel.

«Cet accord traduit largement les engagements que j’avais pris au nom du gouvernement au parlement. C’est un pas dans la bonne direction qui nous permet de continuer à travailler dans le cadre de Schengen», a-t-il ajouté.

Les trois dimensions défendues par le chef de l’exécutif belge, à savoir le contrôle des frontières extérieures, les aspects externes de la migration – notamment la coopération avec les pays tiers en Afrique -, ainsi que la recherche d’un équilibre entre solidarité et responsabilité en matière d’asile ont été repris dans les conclusions validées par les leaders européens.

Cet accord «est d’abord le fruit d’un travail commun et c’est la coopération européenne qui l’a emporté sur le choix d’un non-accord ou de décisions nationales qui n’auraient été ni efficaces ni durables», a pour sa part salué le président français Emmanuel Macron.

Les 28 se sont notamment entendus vendredi pour mettre en place sur le territoire de l’UE – dans les pays limitrophes de la Méditerranée – des centres «contrôlés» d’accueil des migrants secourus en mer. Ces installations seront implantées dans des États membres «volontaires» et permettront de distinguer rapidement les personnes éligibles à l’asile et les migrants économiques.

Les personnes susceptibles de bénéficier d’une protection internationale seront ensuite réparties depuis ces lieux vers d’autres pays de l’Union européenne, eux aussi volontaires, répondant ainsi partiellement au souhait italien d’une «responsabilité partagée» pour tous les migrants arrivant en Europe. Les migrants économiques devraient quant à eux à terme être renvoyés.

L’idée du président du Conseil européen, Donald Tusk, de mettre en place hors de l’Union européenne des «plateformes de débarquement» de migrants secourus en mer figure également dans les conclusions adoptées par les dirigeants.

Les travaux visant à opérationnaliser ces deux approches vont se poursuivre dans les semaines à venir.

Par ailleurs, la réforme du règlement de Dublin, qui confie aux pays de première entrée dans l’Union la responsabilité des demandes d’asile, se poursuivra sous la présidence autrichienne de l’UE, qui débutera le 1er juillet.

Les dirigeants de l’UE ont également pris l’engagement de dégager 500 millions d’euros pour le fonds fiduciaires pour l’Afrique. L’évolution des différents aspects du dossier migratoire reviendra à l’agenda du Conseil européen dès sa réunion d’octobre.


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