Du 11 au 15 juillet se tiendra la 30e édition du festival de Dour. Avec des clins d’œil, mais sans nostalgie, on fait le point avec les programmateurs.

Pour la 30e édition du festival de Dour, Alex Stevens et Mathieu Fonsny, les deux programmateurs, n’ont pas voulu se mettre la pression plus que d’habitude: «Pour la 30e on ne l’a pas beaucoup plus que les autres années puisqu’on l’a de toute façon…», sourient-ils. Mais quand même, «il y a des pièges dans lesquels il ne faut pas tomber pour les éditions anniversaires», dit Alex Stevens. Il était déjà là pour la 20e et pour la 25e. Un piège, comme par exemple, une énorme tête d’affiche ou un jour supplémentaire: «Le problème, c’est que les gens ne parlent plus que de ça. Et plus du festival en lui-même. Nous, ce qu’on essaie de faire depuis 30 ans c’est que le festival soit vu comme un ensemble. On n’a pas cherché à avoir une tête d’affiche plus grosse que les autres années. On a essayé de faire que l’ensemble soit meilleur.»

Des clins d’œil à l’histoire

Autre piège à éviter selon le duo: l’édition rétrospective sous forme de best-of. Mais il y aura quelques clins d’œil à l’histoire quand même. On reverra notamment Ministry. Il y aura aussi Dead Cross, avec le chanteur de Faith No More, Mike Patton qui est venu avec tous ses projets depuis une quinzaine d’années à Dour. Dans un autre registre, le samedi soir à la Balzaal, on dansera sur les mix de Dave Clarcke «qui était un des premiers grands DJ techno qui est venu dans les années 90 à Dour.»

«Dour est un festival qui vit avec son temps, donc il doit évoluer avec son temps et on essaie de ne pas être un festival nostalgique, insiste Mathieu Fonsny. Après, ça fait du bien de temps en temps de se rappeler un truc. Mais c’est ce mix entre découverte, un peu de nostalgie et la diversité musicale qui fait Dour. On ne veut pas que l’un prenne le pas sur l’autre.»

Une affiche plus coûteuse

Cette 30e affiche coûtera un peu plus cher que les autres années. Une question d’opportunités: «Si on a l’occasion de programmer un artiste et qu’on pense que le prix est raisonnable, et bien on y va. On fait le décompte final et il se fait qu’on a globalement dépensé un peu plus que l’année passée. Le festival s’est bien passé ces dernières années, donc on a de la chance. Car plus le festival va bien, plus on peut prendre des risques, plus on peut investir.»

L’investissement est prévu dans l’infrastructure aussi, confirment les programmateurs, même si c’est moins leur domaine. De quoi résoudre les problèmes qui ont valu pas mal de critiques à l’organisation l’an dernier, comme le parking duquel il a fallu plusieurs heures à certains pour sortir.


Nos dernières videos