BELGIQUE

Le mouvement de grève dans les prisons bien moins suivi en Wallonie qu’en Flandre

Le mouvement de grève dans les prisons bien moins suivi en Wallonie qu’en Flandre

Grève des gardiens de la prison de Forest. Photo News

En début d’après-midi, à peine 24% des gardiens des prisons flamandes travaillaient normalement. Côté wallon, ce pourcentage est remonté à 65%.

Les actions se poursuivent dans les prisons du pays ce vendredi, quatrième jour de grève du front syndical CSC-CGSP contre l’avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui instaure un service minimum dans les établissements pénitentiaires.

En Wallonie, seules les prisons de Tournai (37%) et Leuze-en-Hainaut tournent avec moins de la moitié de leurs effectifs en charge de la surveillance des détenus (les chiffres pour Jamioulx ne sont pas encore disponibles). C’est l’inverse en Flandre. Ainsi, alors que 100% des gardiens assurent le service de jour à Dinant et 87% à Arlon, cette proportion est d’à peine 6% à Termonde, 15% à Bruges et 17% à Gand.

Dans la capitale, la situation se rapproche plus de la Flandre: plus de 83% des agents pénitentiaires se croisent les bras à Saint-Gilles, 69% à Berkendael et 52% à Forest.

Ces pourcentages valent uniquement pour les gardiens. Le taux de participation aux actions est beaucoup moins élevé pour le personnel administratif et médical, d’après la porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Jeudi, les syndicats et le ministre de la Justice ne sont pas parvenus à dégager d’accord au terme de leur rencontre censée apaiser les tensions. Un nouvel entretien est prévu mardi prochain.