HUY

Les problèmes de mobilité ont eu raison de la mercerie Couture S

Les problèmes de mobilité ont  eu raison de la mercerie Couture S

Le magasin «Couture S.» déstockera sa mercerie dès le 1er juillet. La raison? Les problèmes de mobilité. Heymans

Elle l’avait annoncé,la gérante du magasin Couture S. Les problèmes de mobilité l’empêchent de bien travailler. Elle ferme donc sa mercerie.

Voilà 45 ans que Rosanna Gustinelli tient son magasin «Couture S», désormais installé depuis 1992 rue du Pont, à Huy. Un magasin qui lui appartient, dans une rue qu’elle connaît comme sa poche, une des rues qu’elle considère comme une des plus commerçantes de la ville de Huy.

Mais voilà, depuis des années, elle constate un manque cruel de places de parking dans le centre-ville, et donc de moins en moins de passants. Problème de zone bleue non respectée, des parkings du centre comblés à cause des écoles, d’autres parkings qui sont trop loin… «Et je préfère arrêter que mal travailler», annonce-t-elle d’emblée. Elle s’est pourtant battue pour dénoncer cette situation pendant huit ans. Car, quand ce n’était pas ses clients qui se plaignaient de ces problèmes, c’est elle qui constatait à quel point le centre se vide petit à petit, bien que les autorités politiques disent le contraire. «Le problème, c’est qu’on nie l’évidence. Ma priorité, c’est de bien recevoir mes clients, y compris les personnes âgées. Et ce n’est plus le cas. Pourtant je suis persuadée que la ville de Huy a un énorme potentiel inexploité, c’est d’ailleurs pour ça que j’y avais investi…»

Grand déstockage à partir du 1er juillet

Concrètement, Rosanna Gustinelli compte déstocker sa mercerie à partir du 1er juillet. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y aura du monde, car des fidèles depuis toutes ces années, Couture S en a.

Pour l’occasion, le magasin sera ouvert tous les jours, et même le dimanche. Mais Rosanna Gustinelli ne tire pas encore tout à fait sa révérence. Elle compte revoir le concept de son département accessoires de mode et modifier les horaires. «Le problème de la mercerie, c’est que cela demande du passage. Deux merceries ont déjà fermé dans le centre. Pour ce qui est du reste, je verrai bien avec ma clientèle que je tiendrai évidemment directement informée. Je suis libre comme l’air puisque mon magasin est déjà payé. Je ne sais pour l’instant pas où je vais, je me donne un an pour y réfléchir.»