BELGIQUE

Service minimum: des arrêts de travail dans de nombreuses prisons

Service minimum: des arrêts de travail dans de nombreuses prisons

Des piquets de grève ont été installés dans certaines prisons, suite au service minimum. ÉdA

Comme annoncé lundi par les syndicats, des agents pénitentiaires ont cessé le travail mardi dans plusieurs prisons. Ils protestent contre le projet du gouvernement fédéral de service minimum garanti dans les établissements pénitentiaires.

«À ce stade, à Jamioulx et Mons, 90% des agents ont décidé de faire grève, à Lantin 50% et à Marche 30%», affirme la secrétaire permanente de la CSC Services publics, Claudine Coupienne. «Ailleurs, les assemblées sont toujours en cours, la situation peut donc encore évoluer», ajoute-t-elle.

À Jamioulx, Mons et Lantin, des piquets de grève ont été installés. «Les agents ont les yeux tournés vers le nord du pays. Le mouvement va-t-il prendre la même ampleur en Flandre? C’est la question qui est sur toutes les lèvres ce matin», poursuit la représentante syndicale.

Selon l’administration pénitentiaire, quelque 65% des agents se sont présentés mardi matin dans les prisons flamandes.

Certaines d’entre elles tournent néanmoins avec moins de la moitié du personnel, comme les prisons centrales (8,82%) et secondaire (36,84%) de Louvain ainsi que celles de Merksplas (47,62%), Saint-Gilles (17,95%), Tongres (40%) et Turnhout (38,46%).

À Saint-Gilles, sept agents de police ont été appelés en renfort à partir de 7 h 30, tout comme dans la prison centrale de Louvain.

Vendredi, le gouvernement fédéral a approuvé en première lecture un avant-projet de loi du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) qui instaure un service garanti dans les prisons en cas de grève dans le secteur pénitentiaire. Le texte doit encore être soumis à la concertation sociale formelle au sein du Comité de secteur 3, compétent pour les établissements pénitentiaires.