POLITIQUE

«Personne ne s’est dit que j’avais fui pour sauver ma tête»: en 2019, un «Refugee Party» aux élections

«Personne ne s’est dit que j’avais fui pour sauver ma tête»: en 2019, un «Refugee Party» aux élections

(Illustration) Reporters / Guillau

Un mouvement, baptisé «Refugee Party», a été présenté lundi à Bruxelles. Lancé par quinze citoyens, parmi lesquels des réfugiés, il entend agir en faveur d’une politique plus humaine en matière d’asile et de migration.

Le «Refugee Party» a été présenté ce 18 juin à Bruxelles. Fondé par 15 citoyens, dont des réfugiés, il s’engagera dans la perspective des élections de 2019 afin de changer de manière radicale le débat sur les réfugiés d’ici cette échéance électorale.

L’asile et la migration sont deux sujets importants dans le cadre des élections flamande, fédérale et européenne prévues l’année prochaine. Le Refugee Party constate toutefois que les partis jouent presque toujours la carte des «migrants» et ne placent pas suffisamment l’humain au centre de leur politique.

«Nous sentons que la voix des réfugiés n’est pas entendue. Le réfugié n’est pas approché comme un citoyen normal, alors que c’est ce que nous sommes tous», explique Hazim Kamaledin, un ancien réfugié irakien arrivé en Belgique il y a une vingtaine d’années.

«Un réfugié vient ici pour des raisons politiques. En tant qu’écrivain et dramaturge, j’ai été condamné à mort dans mon pays. Quand je suis arrivé ici, j’ai été considéré comme une personne venue pour profiter. Personne ne s’est dit que j’avais fui pour sauver ma tête», insiste-t-il.

L’objectif du Refugee Party sera les élections de 2019. Dans les prochains mois, le mouvement souhaite discuter avec des partis, des intellectuels et des citoyens afin d’avancer de nouvelles propositions sur les politiques d’asile et de migration.