De l’autre côté de l’Atlantique, cela fait un bail que lanceurs, catchers et batteurs passionnent les foules. Dans l’entre-deux-guerres, déjà, Bandini, écrivain fictif dont les dérives furent contées par l’excellent John Fante, ne cessait d’encenser Joe Di Maggio, Joltin' Joe, ce droitier au coup de batte phénoménal qui fit, pendant plus d’une décennie, frissonner de plaisir les supporters des Yankees de New York.

«Chez nous, la popularité du baseball est bien moindre, mais je pense que la tendance est en train de changer: les gens ont envie de nouveauté», m’explique David Delvenne, président des Black Bears, club andennais qu’il a créé, avec son frangin, en avril 2014. Son intuition ne naît pas de rien: de 7 joueurs, David a pu observer, non sans un savoureux plaisir, le nombre d’affiliés bondir à une bonne soixantaine d’effectifs, dont une moitié de têtes blondes. «La principale qualité de notre club, c’est cette ambiance familiale qui lui donne l’allure d’une grande bande de potes. Les gens adhèrent parce que le baseball véhicule tout un tas de valeurs élémentaires: le respect, le fair-play, la prohibition totale de la violence… Vous ne verrez jamais un arbitre se faire agresser. Puis c’est un sport qui apprend à gérer l’échec, à l’accepter. Un taux de réussite de 30% à la batte, c’est déjà génial. Ça en décomplexe beaucoup.»

Après avoir quelque peu galéré – s’entraînant en salle dans le complexe sportif de Vezin et jouant l’intégralité de ses rencontres à l’extérieur ou sur le terrain des Namur Angels -, les Black Bears ont obtenu, l’année dernière, de la fédération qu’elle homologue le terrain de football de l’Union Namêchoise qu’ils occupent désormais. «Le terrain n’est pas parfait, il devrait être plus large, mais cela suffit à la pratique. Et puis, c’est le nôtre!»

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