ARLON

PHOTOS | La fête pour mettre à l'honneur un Yves Lemaire très ému

Anciens et actuels joueurs, comité, staff et spectateurs se sont rassemblés, le temps d’une soirée, pour fêter leur ancien président Yves Lemaire.

Yves Lemaire, tout d'abord, comment allez-vous ?

Ça va mieux. Je suis enfin sorti de l’hôpital où j’ai longtemps séjourné durant ces derniers mois. J’ai subi une quinzaine de chutes.

Ce match, il vous tenait particulièrement à cœur?

C’est un énorme moment d’émotion. Il n’y a pas que le match. Après, il y a un apéro et un spaghetti que j’offre à tout le monde. C’est très important pour moi. Ces derniers mois, je n’ai pu venir voir les matches. Ce n’était pas du désintérêt de ma part, comme certains ont pu le croire. Je n’en étais juste pas capable. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai cédé la présidence. J’approche des 80 ans et cette tâche devenait au-dessus de mes forces.

La présence de tous ces anciens a dû vous réjouir?

Bien entendu. Le football m’a permis de tisser des liens très importants. Cela fait chaud au cœur de voir que les anciens, tout comme les joueurs les plus récents, répondent présent. Avec le temps, il ne me reste plus beaucoup de compagnons de la première heure. Il y a bien Jean-Yves Laroche qui est toujours là. Et deux des fondateurs du club sont encore en vie: Daniel Weber et Claude Hubert, même s’ils ne s’intéressent plus trop au foot.

Quels souvenirs marquants gardez-vous de votre parcours?

Le plus mémorable, c’est sans doute ce match de Coupe de Belgique à Charleroi. On a inversé le match. Et on finit par s’imposer 1-2 chez eux dans les derniers instants. Ce qui nous a permis de nous déplacer au tour suivant à Winterslag qui était européen à l’époque (NDLR: les Limbourgeois avaient d’ailleurs sorti Arsenal au moment d’affronter le Lorrain). On a aussi eu ce match face à Seraing, le grand Seraing qui ne s’impose que 0-1 à Arlon, toujours en Coupe de Belgique. Nous avons eu la chance d’accueillir trois fois le Standard gratuitement, et deux fois Anderlecht aussi dans le cadre du transfert de Philippe Albert.

Quels ont été les joueurs qui vous ont le plus marqué?

Il y en a eu tellement. Si je ne devais en retenir qu’un, ce serait Dédé Perrin. Il a été quatre fois finaliste de la Coupe de France avant de venir comme joueur-entraîneur chez nous (NDLR: en fin des années 1970).