FOOTBALL

Mehdi Bayat à propos du Mondial 2026 aux États-Unis/Canada-Mexique: «Les dés étaient pipés»

Mehdi Bayat à propos du Mondial 2026 aux États-Unis/Canada-Mexique: «Les dés étaient pipés»

Mehdi Bayat, à la droite de Bart Verhaeghe et Gérard Linard, estime que le Maroc n’a jamais vraiment eu l’occasion de rivaliser avec le trio américain. Photo News

Présent au Congrès de la FIFA organisé hier à Moscou pour représenter la Belgique, Mehdi Bayat regrette que le Mondial 2026 ait été désigné sous la pression de certains candidats.

Hôtel Métropole, à 200 mètres de la place Rouge. C’est ici, dans leur somptueux camp de base moscovite, que les pontes de l’Union belge ont donné rendez-vous à une quinzaine de journalistes belges. Au menu de cette rencontre avec Gérard Linard, le président de l’URBSFA, son vice-président Bart Verhaeghe et l’administrateur Mehdi Bayat? Les ambitions de l’UB pour le développement du football belge, professionnel et amateur, mais pas seulement...

En effet, outre les investissements qui seront prochainement opérés à Tubize et dans les clubs amateurs, le trio de l’Union belge est également revenu sur le vote du Congrès organisé hier à Moscou au terme duquel les États-Unis, le Canada et le Mexique ont été choisi pour organiser la Coupe du monde 2026. Un choix contraire à celui effectué par la Belgique qui avait préféré le projet marocain.

«Stratégiquement, nous avions plus d’intérêt à pousser la candidature marocaine que celle des États-Unis, du Canada et du Mexique, explique Mehdi Bayat. D’ailleurs, au-delà de la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et d’autres pays européens qui ont fait le même choix que nous. Parce qu’à travers le Maroc, c’était un peu la candidature de tout le continent africain que nous soutenions.»

Grand vainqueur du vote d’hier avec 134 voix contre 65, le trio américain laisse un goût amer à Mehdi Bayat: «On a l’impression que les dés étaient pipés dès le départ. Pourquoi? Parce que les États-Unis, qui devraient accueillir 60 des 80 matches organisés durant le tournoi, ont notamment exercé une grosse pression sur de plus petits pays.» Une pression financière principalement puisque de grosses sommes d’argent ont été versées à de petites fédérations pour «s’assurer» de leur vote.

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