FOOTBALL / COUPE DU MONDE

Kompany blessé, les Diables rouges accrochés: ce qu’il faut retenir de Belgique - Portugal

Contraints au nul blanc contre le Portugal, privé de Cristiano Ronaldo, les Diables rouges n’ont pas fait forte impression ce samedi. Roberto Martinez a du pain sur la planche.

Aucune surprise dans le onze de base

Avant le coup d’envoi, on pouvait déjà tirer un enseignement: Roberto Martinez a joué la carte de la sécurité, confirmant une nouvelle fois son aversion pour la nouveauté. Ce duel contre le champion d’Europe a beau être le seul des trois matches de préparation avant l’annonce officielle des 23 Diables rouges retenus pour le voyage en Russie, le technicien espagnol s’est bien gardé de donner sa chance d’entrée de jeu à l’un des joueurs «en balance». Pas de Januzaj ni de Chadli donc. Avec Courtois, Alderweireld, Kompany, Vertonghen, Meunier, De Bruyne, Dembélé, Carrasco, Mertens, Eden Hazard et Romelu Lukaku, il s’agissait, donc, du onze type de Martinez, disposé en 3-4-2-1 comme toujours. Seule petite modification: Dembélé remplaçait poste pour poste Axel Witsel, pas encore remis de sa blessure au genou. En deuxième période, c’est Fellaini qui rempli cette tâche.

Kabasele et Dendoncker pas sur la feuille de match. Un signe?

Aux absences annoncées de Vermaelen, Witsel, blessés, et de Mignolet, arrivé seulement la veille, sont venues s’ajouter celles de Christian Kabasele et Leander Dendoncker. Ces deux-là ont sans doute déjà du souci à se faire quant à la sélection que Martinez dévoilera lundi. En revanche, le technicien espagnol a donné une mi-temps de jeu à Nacer Chadli, Christian Benteke et Adnan Januzaj.

Axel Witsel essentiel dans la reconversion défensive

On a vu, ce samedi, à quel point Axel Witsel est précieux dans le système de jeu de Roberto Martinez. Ses sens du placement et de l’anticipation ont fait cruellement défaut aux Diables rouges. Ils se sont retrouvés à de trop nombreuses reprises en difficulté lorsque les Portugais remontaient jusqu’à créer le danger devant Thibaut Courtois. Placé aux côtés de Kevin De Bruyne, Mousa Dembélé a souvent voulu apporter le danger offensivement. Du coup, il n’y avait plus personne dans l’axe.

Vincent Kompany à nouveau arrêté par un pépin physique

Vincent .Kompany ne gardera pas un bon souvenir de ce match. En début de deuxième mi-temps, il a, en effet, sollicité son remplacement après s’être occasionné une énième blessure musculaire. Il est évidemment prématuré de dire si son Mondial est en danger. En revanche, il est certain que Roberto Martinez a eu une nouvelle preuve qu’il devra tenir compte de la fragilité physique du défenseur de Manchester City.

 

 

 

Offensivement aussi, il y a du pain sur la planche

 

Les Diables rouges n’ont pas été à la hauteur de leur réputation offensive. Dominateurs durant le premier quart d’heure, ils ont, tantôt, cherché le beau geste technique, à tort. Tantôt, ils furent maladroits dans leur dernière passe, notamment sur les centres venant des flancs. Il vaut mieux que ce soit le cas aujourd’hui qu’en Russie. Personne n’est parvenu à faire sauter le verrou portugais. C’est justement l’une des qualités de Radja Nainggolan. Mais on ne refera pas l’histoire.

 

Pas de victoire contre un membre du Top 10 mondial depuis 2015

 

Les Diables rouges n’ont pas encore battu une équipe du Top 10 mondial sous l’ère Martinez. Pire: ils n’y sont parvenus qu’une seule fois au cours de ces dix dernières années. C’était le 7 juin 2015. La Belgique, dirigée par Marc Wilmots, l’avait emporté 3-4 en France. Après ce partage blanc contre le Portugal, champion d’Europe et 4e au classement FIFA, les Diables rouges ont eut droit aux sifflets du public. Il va falloir inverser la tendance dès mercredi face à l’Égypte.