Vladimir Poutine, un président autoritaire et controversé

Vladimir Poutine,  un président autoritaire et controversé

AFP

Lorsque Vladimir Poutine devient président de la Fédération de Russie en 2000, la société russe est encore tiraillée entre son passé (l’époque de l’URSS – Union des républiques socialistes soviétiques – où régnait un seul parti, le Parti communiste de l’Union soviétique) et son avenir (les changements nécessaires pour devenir un État qui rassemble les citoyens).

Vladimir Poutine représente alors la nouvelle génération et suscite (fait naître) de l’espoir chez les Russes. Il génère un consensus (accord général) au sein de la population.

En 2008, après huit ans à la tête du pays, et alors que la Constitution (ensemble des lois) ne lui permet pas de se représenter, Poutine propulse (installe) à la tête du pouvoir un homme proche et qui lui est loyal, Dimitri Medvedev. En 2012, Medvedev, ayant préparé son scénario à l’avance, permet à Poutine de redevenir président et devient lui-même Premier ministre.

Certains observateurs commencent alors à se poser des questions sur le respect de la démocratie.

Si la direction du pays par Poutine redonne de la puissance à la Russie et permet en partie d’améliorer la vie des Russes (baisse du chômage, augmentation du temps obligatoire passé à l’école et du nombre de naissances, meilleur accès à la technologie), d’autres domaines comme la liberté d’expression (droit de toute personne à dire ce qu’elle pense ou ressent) ne sont pas forcément respectés.

En décembre 2013, le pouvoir russe dissout l’agence de presse officielle Ria Novosti pour en créer une autre appelée Russia Today. Pour ses opposants, c’est le retour de la censure (lorsqu’on interdit de faire circuler une information) comme à l’époque de l’URSS (de 1922 à 1991).

De nombreux opposants sont arrêtés lors de rassemblements et les Pussy Riot, trois jeunes rockeuses, sont condamnées pour avoir chanté une “ prière punk ” dans une cathédrale à Moscou et avoir demandé que Poutine soit chassé du pouvoir.

Les règles administratives que les associations de défense des droits de l’hommedoivent respecter sont de plus en plus drastiques (compliquées).

Un journaliste allemand, qui avait révélé un scandale de dopage en Russie, reçoit l’interdiction de se rendre au Mondial. Mais sous la pression des médias (journaux, télévision, Internet...), la Russie revient en partie sur sa décision (elle annonce qu’il sera interrogé s’il se rend sur place).

Lors des élections de 2018, Vladimir Poutine a été réélu président. Il affiche la plus forte longévité (durée) au pouvoir pour un dirigeant russe ou soviétique depuis Joseph Staline (qui a gouverné l’URSS de 1929 à sa mort en 1953).

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