L’histoire prend vie dans les souterrains de la citadelle

L’histoire prend vie dans les souterrains  de la citadelle

ÉdA / N.L.

Depuis octobre 2017, les souterrains de la citadelle de Namur se découvrent avec des vidéos et des animations en 3D (trois dimensions: hauteur, longueur, largeur) qui plongent les visiteurs dans l’histoire.

Nathalie accueille les 6e A de l’école Saint-Henri, de Woluwe-saint-Lambert (Bruxelles): «Nous sommes à la citadelle... Mais qu’est-ce que c’est, une citadelle? »

Oui, bien sûr, c’est un lieu qui servait à défendre une ville. La citadelle de Namur a été construite en plusieurs étapes. On comprend pourquoi: du 12e au 20e siècle (des années 1100 aux années 1900), des armes de plus en plus puissantes ont été inventées et utilisées. Du coup, pour s’adapter et assurer une défense efficace, il a fallu ajouter des murs, des fortifications...

Des kilomètres de souterrains

En plus des constructions en surface, la citadelle a également compté 7 km de souterrains. Il en reste 4, dont nous allons parcourir 700 m environ.

Nous descendons lentement... Il fait un peu frais: de 10 à 12°C toute l’année. Premier arrêt à 10 m de profondeur. Des images sont projetées sur une paroi. Nous découvrons qu’il existe plusieurs types de souterrains: de communication, de combats, de logistique (stcokage de nourriture, boisson, matériel...). Nathalie nous explique le rôle de chacun.

Un peu plus loin, on comprend comment les souterrains étaient creusés grâce à d’autres images. Face à nous, des mineurs, menuisiers, maçons, charpentiers sont au travail...

Nous voilà ensuite dans la partie la plus profonde: à 22 m sous terre. «Elle a été construite au 18e siècle (années 1700), quand nous étions sous la domination des Autrichiens. Mais juste avant la Deuxième Guerre mondiale, il a fallu apporter des modifications.» Eh oui, lors de la guerre 1914-1918, des nouvelles armes avaient été utilisées: notamment le gaz moutarde. Pour s’en protéger, les militaires ont décidé de construire des abris antigaz comme celui-ci. Malheureusement, en mai 1940, quand les Allemands ont envahi la Belgique, l’abri n’était pas prêt. Les soldats et leur général sont restés cinq jours dans l’abri, avec l’angoisse d’y mourir gazés.

Au milieu des soldats

Les projections, les sons, les images nous font ensuite découvrir la vie des soldats. Deux d’entre eux, en 1815-1830, s’entraînent à enfoncer la cartouche, se placer, tirer... avec une arme de 1 m 80 à 2 m de long, qui pèse 10 kg! En voyant les images, on comprend l’utilité des cheminées au-dessus de nos têtes!

Nathalie nous explique aussi pourquoi l’escalier qu’on vient de descendre a des marches si étroites. C’est un escalier «pas de souris»: impossible à descendre en courant, surtout si on ne connaît pas l’endroit. Les stratégies de défense dans les constructions passent aussi par les escaliers!

Revenus à l’air libre, on reconnaît, depuis la surface, des souterrains que l’on a parcourus. Ce voyage dans l’histoire se poursuivra par une visite en petit train et des ateliers. Car la citadelle, qui a perdu son rôle militaire, accueille maintenant des touristes, des classes et des événements festifs.

Médiévales de la citadelle les 7 et 8 juillet (deux journées avec des animations sur le Moyen Âge).

Visites des souterrains, centre du visiteur et train touristique toute l’année.

www.citadelle.namur.be

www.lejde.be

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