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Trois ans de prison pour avoir frappé le marié le jour de son mariage

Trois ans de prison pour avoir frappé le marié le jour de son mariage

- fotolia

Le tribunal correctionnel de Namur a condamné vendredi Michaël B. à une peine de trois ans de prison avec sursis pour des coups et blessures commis en octobre 2012, à Mazy. Les faits se sont déroulés lors d’un mariage, à la suite duquel le marié s’est retrouvé en incapacité permanente.

Le soir du 20 octobre, Pierre S. et Martine D. fêtaient leur mariage dans la salle du village de Mazy, qui sert aussi de buvette de foot à l’occasion. La fête battait son plein lorsque deux jeunes sont entrés et se sont dirigés vers le bar pour réclamer à boire. Le marié ainsi que plusieurs invités ont demandé aux jeunes de sortir et leur ont expliqué qu’il s’agissait d’une fête privée.

Selon ses dires, Michaël B, l’un des jeunes et le principal prévenu, s’est fait sortir de manière violente alors qu’il avait marqué son accord pour quitter les lieux mais souhaitait reprendre sa veste. Une version contestée par l’avocate de Pierre S., qui affirme que son client était calme et qu’il l’avait prié de sortir sans causer de problèmes.

Une fois dehors, les jeunes se sont posés dans une aubette de bus, mais se sont rapidement faits rejoindre par des invités. Un peu plus tard, une bagarre a éclaté. Les débats devant le tribunal n’ont toutefois pas vraiment permis de mettre en lumière qui avait commencé, comment et pourquoi. Toujours est-il qu’expliquant l’avoir fait pour se défendre, Michaël finit par donner un coup à Pierre, qui s’est retrouvé au sol inconscient. Ce dernier est tombé dans un coma de plusieurs mois pour en ressortir avec de nombreuses séquelles.

L’histoire avait été racontée de deux manières différentes, l’une mettant en cause les jeunes ayant cherché la misère lors de ce mariage, et l’autre les mariés et leurs invités pour avoir continué à les «provoquer» alors qu’ils étaient partis de la soirée.

L’excuse de provocation n’a finalement pas été retenue et Michaël B. écope d’une peine de 3 ans avec sursis pendant 5 ans ainsi que d’une amende de 300 euros.