CHARLEROI

Mouvement de grogne des chauffeurs TEC carolo: «A un moment donné, le mécontentement est trop fort et la grève devient inévitable»

Mouvement de grogne des chauffeurs TEC carolo: «A un moment donné, le mécontentement est trop fort et la grève devient inévitable»

«A un moment donné, le mécontentement est trop fort et la grève devient inévitable» indique le secrétaire régional de la CGSLB. ÉdA

Attention suite à un mouvement de grogne des chauffeurs, les bus ne circulent peu ou pas ce matin à Charleroi. Un problème de confiance est à l’origine du débrayage.

Très peu de bus circulent vendredi matin sur le réseau du Tec Charleroi en raison d’un mouvement de grève touchant les deux principaux dépôts de la société, Jumet et Genson.

Au niveau des métros, seules les lignes M1 et M2, dont les véhicules sortent du dépôt d’Anderlues, sont desservies, a indiqué la directrice commerciale de la société, Véronique Benoit.

La direction a indiqué vendredi matin n’avoir pas reçu de motifs clairs expliquant ce mouvement de grève.

Selon la directrice commerciale, aucun préavis n’est par ailleurs parvenu à la société et une seule délégation syndicale soutiendrait le mouvement, la CGSLB.

«Cette façon de procéder ne respecte pas les règles du dialogue social», a indiqué Véronique Benoit.

Problèmes de confiance et de relations sociales

Selon Étienne Habay, secrétaire régional de la CGSLB, ce sont des problèmes de confiance et de relations sociales qui sont à l’origine du mouvement.

Parmi les facteurs déclencheurs figurent la perte par la société du contrat des services spéciaux, qui rapportait selon lui de l’argent à la société et auquel les travailleurs étaient attachés, ou encore plusieurs problèmes de déraillement survenus récemment sur le réseau des métros.

«Les travailleurs ont l’impression que leurs délégués ne sont pas entendus et ils le vivent mal», a indiqué Étienne Habay. Selon lui, la décision de faire grève a été prise jeudi soir parmi le personnel après une dernière tentative pour éviter le départ du mouvement.

«A un moment donné, le mécontentement est trop fort et la grève devient inévitable», a indiqué Étienne Habay.

Vendredi matin, l’essentiel des véhicules du Tec Charleroi sont restés au dépôt.