BELGIQUE

Pensions: la CSC-Enseignement «pas totalement satisfaite» du compromis

Pensions: la CSC-Enseignement «pas totalement satisfaite» du compromis

- ÉdA

La CSC-Enseignement s’est montrée mitigée jeudi, au lendemain de l’accord intervenu entre les syndicats de la fonction publique et le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine sur la liste des métiers considérés comme pénibles.

Selon la grille arrêtée, les enseignants du maternel, du professionnel et de l’enseignement spécialisé bénéficieront de deux critères de pénibilité, tandis que leurs collègues du primaire et du secondaire n’en auront qu’un seul.

«Nous ne sommes pas totalement satisfaits», réagit Eugène Ernst, le secrétaire général de la CSC-Enseignement, qui aurait espéré une meilleure prise en compte de certaines spécificités.

«Néanmoins, plus de 70% du personnel enseignant est repris dans les critères de pénibilité», souligne-t-il. «Cela permettra d’atténuer les mesures précédentes prises par le gouvernement» (telle que la fin de la bonification des années d’études par exemple, NDLR).

Interrogé sur la différence de traitement réservée aux enseignants du primaire et du secondaire par rapport à leurs collègues du maternel ou du professionnel, le patron de la CSC-Enseignement estime que «la rationalité d’un compromis est toujours difficile à estimer».

«Le compromis est souvent jugé satisfaisant par ceux qui en bénéficient, et insatisfaisant par ceux qui n’en bénéficient pas…».

Selon le plan sur la table, à carrière complète, les enseignants du maternel, du professionnel et de l’enseignement spécialisé pourront prendre leur pension avec quatre années d’avance, soit à partir de 60 ans.

Dans le primaire et le secondaire, les profs devront toutefois attendre d’avoir au moins entre 61 et 63 ans.

Le monde enseignant conserve toutefois son régime particulier de fins de carrière (appelé DPPR dans le jargon), négocié non avec le fédéral, mais avec la Fédération Wallonie-Bruxelles qui le finance.

Le mécanisme offre aux profs la possibilité, dès 55 ans, de travailler à 4/5e temps, tiers-temps voire à mi-temps. Ils peuvent même bénéficier d’une DPPR à plein-temps à partir de 58 ans.

Le régime fait toutefois partie d’un accord renégocié tous les deux ans entre les syndicats et le gouvernement de la Fédération.

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