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Brexit: «Le bon sens serait de rester dans l’union douanière», selon Michel

Brexit: «Le bon sens serait de rester dans l’union douanière», selon Michel

Charles Michel et Theresa May. BELGA

Le Premier ministre Charles Michel a procédé mercredi, à Londres, à un échange avec son homologue britannique Theresa May à propos des négociations difficiles concernant le Brexit.

«Le bon sens serait de rester dans l’union douanière», a affirmé M. Michel, au terme de l’entretien.

Les Britanniques quitteront l’Union européenne en mars de l’année prochaine. Les négociations à ce sujet approchent d’une phase cruciale. Les deux parties devront conclure un accord juridique sur le divorce et s’engager, via une déclaration politique, sur les relations futures entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne.

Le gouvernement conservateur de Theresa May continue de se débattre avec la question de la frontière irlandaise. Comment peut-il éviter le retour de contrôles douaniers entre I’Irlande du Nord et l’Irlande si la Grande-Bretagne renonce à l’union douanière?

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Nous allons voir au cours des prochaines semaines dans quelle mesure on peut avancer dans la direction d’une solution. Je peux argumenter, développer, je peux plaider, mais je ne peux forcer personne

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«Le bon sens consisterait à rester dans l’union douanière. C’est aujourd’hui une ligne rouge au Royaume-Uni. Nous allons voir au cours des prochaines semaines dans quelle mesure on peut avancer dans la direction d’une solution. Je peux argumenter, développer, je peux plaider, mais je ne peux forcer personne», a commenté le Premier ministre belge.

Charles Michel conçoit qu’une sortie de l’union douanière constitue une priorité des adeptes du Brexit. «Chacun sait que la souveraineté et la possibilité de conclure ses propres accords commerciaux représentaient un point important dans la campagne. Cette discussion a aussi un effet sur une question politique très importante, ici», a-t-il ajouté.

La Commission européenne mène les négociations avec Londres. Ce sont les chefs de gouvernement qui doivent donner leur accord en bout de course. Charles Michel s’est rendu à Londres, dans la perspective des sommets européens de juin et d’octobre, afin d’avoir une vue sur les positions des Britanniques et leurs motivations.

Pour lui, «une bonne connaissance de la situation politique contribue aussi à défendre une position au nom de la Belgique».

Un important partenaire économique et commercial

Le Premier ministre a rappelé que les conséquences du Brexit, de la question douanière et des relations futures revêtaient une grande importance pour la Belgique. La Grande-Bretagne est un important partenaire sur le plan économique et commercial, a-t-il rappelé.

Dans ce contexte, il est «crucial d’apporter la sécurité juridique et la stabilité. Nous partageons ce constat avec le Royaume-Uni, mais cela veut dire que nous devons encore produire beaucoup d’efforts dans les négociations, clarifier les choses aussi vite que possible», a souligné M. Michel.

Theresa May promet de présenter, au cours des prochaines semaines, un Livre blanc qui devrait permettre de voir plus clair sur l’ambition du Royaume-Uni notamment sur ses relations futures avec l’Union Européenne, au-delà de la période transitoire qui courra jusqu’à la fin de l’année 2020.