Fin 2013. «Les jeunes donnent de la voix», c’est une page Facebook orchestrée par deux étudiants en communication de l’HELha: Joackim Chajiha et Rémy Bauwens.

Leur message est alors relayé par le jeune et talentueux rappeur Youssef Swat. «Cette page se voulait être l’expression virtuelle d’une prise de conscience associée à une énorme envie de faire bouger les choses», explique Joackim. En quelques semaines, plus de 7 000 jeunes Tournaisiens «apportent leur contribution à un forum en y exprimant leurs attentes». Et leur «premier pavé dans la mare tournaisienne» répondait à la question suivante: «Qu’est-ce qui vous manque à Tournai?» Un bon millier de réponses. Autour de Joackim et de Rémy, une équipe se structure. On débroussaille, on hiérarchise. On sonde la jeunesse sur le net mais aussi et surtout sur le terrain. «On a tout lu. On a compilé. Ensuite, tout a été amendé, validé auprès de multiples jeunes et associations. Et on a provoqué des rencontres avec le pouvoir en place afin de montrer que notre «mouvement» n’est pas «qu’une voix», que l’on veut vraiment mettre des choses en place pour la jeunesse tournaisienne.» De là ont germé des projets concrets. «Nous avons été à la manœuvre pour la création participative d’un skatepark, d’un mur d’expression, d’une salle de répétition pour les groupes de la région. On a organisé des stages de self-defense pour répondre à l’insécurité. Fini le rôle de spectateurs. Nous sommes des acteurs. Des citoyens actifs.» La culture? Check! L’insécurité? Check! Le sport et ses infrastructures? Check! «Le message véhiculé est à chaque fois balisé, positif. Critiquer pour critiquer ne sert à rien. Il faut bouger positivement, sans entrer en conflit ou alors si peu. Juste faire sa place, rappeler que la jeunesse existe, qu’elle pense par elle-même.»

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