NAMUR

Les bâtiments de la criée de Wépion bientôt rachetés par la brasserie de Namur (La Houppe)

Les bâtiments de la criée de Wépion bientôt rachetés par la brasserie de Namur (La Houppe)

Eda - Florent Marot

Les gourmands arômes de fraise pourraient bientôt se mêler aux agréables parfums de houblon. Les vastes bâtiments de la criée de Wépion seront en effet bientôt propriété de la brasserie de Namur (La Houppe).

« Le compromis de vente est signé. La vente devrait être finalisée pour la fin de l’été», confirme François Collard, l’un des fondateurs de la brasserie namuroise.

La Houppe ne va pas déserter pour autant les actuels bâtiments plantois, en bord de Meuse. «Nous continuons à brasser dans nos actuelles installations», insiste François Collard. «C’est notre siège historique, on est au coeur de Namur, non loin de la citadelle.»

Les brasseurs avaient cependant besoin d’oxygène. «En 2018, on va à nouveau connaître une croissance de 50% », continue l’homme de l’Echasse. Les volumes de production sont en effet passés de 2300 à 3500 hectolitres. «Le stockage occupe une part importante de l’espace. Et si on veut continuer notre développement, on doit récupérer de l’espace pour augmenter nos capacités de fermentation. »

À l’automne dernier, les brasseurs ont donc prospecté le marché immobilier local. Et ces démarches les ont menés sur les hauteurs wépionaises, du côté de la rue de la Première Armée américaine. La criée de Wépion n’occupe actuellement qu’une partie de ses vastes bâtiments. Et les deux interlocuteurs ont rapidement trouvé des intérêts communs. «La criée restera dans ses murs», insiste François Collard. «On leur louera les bâtiments dans le cadre d’un bail classique. » Un autre artisan, «Sol et Fruits» , qui presse et produit des jus de fruits, restera également sur place. «On a des synergies à mettre en place, notamment pour nos futures productions de bases pour les cocktails à la Houppe. »

La brasserie namuroise occupera une bonne moitié du bâtiment pour le stockage de ses bouteilles et fûts. À terme, une ligne d’embouteillage devrait également y être implantée. «C’est idéalement situé, à cinq minutes de notre brasserie. Et il y a un hectare et demi de terrain», souligne encore François Collard. «On sait déjà que, si on continue à grandir à la même vitesse, on devra construire une extension dans trois, quatre ans…» La fraise et le houblon, ça donne de l’appétit.

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