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Ils ensanglantent la façade du MR pour «arrêter d’armer l’Arabie saoudite»

Le collectif «Désarmez!», soutenu par l’ONG Agir pour la Paix, a ensanglanté symboliquement la façade du MR pour protester contre la vente d’armes wallonnes à l’Arabie saoudite. Collectif « Désarmez! » / Agir pour la Paix

Le collectif «Désarmez!» a déversé de la peinture rouge ce 8 mai sur les vitres bleues du QG du MR à Bruxelles. Le but: protester contre la vente d’armes wallonnes à l’Arabie saoudite.

Une dizaine de membres du collectif «Désarmez!» a «repeint» ce 8 mai la façade bruxelloise du MR d’un rouge sanglant. Il s’agit par là de «symboliser le sang versé par les victimes Yéménites». Les activistes ont aussi apposé des slogans sur les vitres qui détournent ceux du Mouvement Réformateur. Selon «Désarmez!», l’action «pointe du doigt la responsabilité du MR dans la guerre au Yémen face à son refus de mettre un terme à la vente d’armes vers l’Arabie saoudite».

«La Région Wallonne, dont M. Borsus (MR) est le Ministre-président, continue d’octroyer des licences d’armes destinées au gouvernement Saoudien. Les firmes FN Herstal, leader mondial de la vente d’armes légères vers ce pays, et Cockerill Maintenance & Ingénierie (CMI) qui détient “le contrat du siècle” de 4 milliards d’euros (pour des tourelles de chars de moyen et gros calibres avec le Canada, qui seront ensuite montées sur des chars d’assaut et expédiées vers l’Arabie saoudite), en sont la preuve».

 

 

Le collectif d’activistes rappelle qu’une délégation de parlementaires fédéraux, composée de Georges Dallemagne (cdH), Peter De Roover (N-VA) et Sabien Lahaye-Battheu (Open VLD) et avec à sa tête Alain Destexhe (MR), est «en ce moment en train d’effectuer un déplacement “diplomatique” en Arabie saoudite».

L’ONG Agir pour la Paix annonce ce même 8 mai qu’elle «soutient l’action de “Désarmez!” et rappelle son attachement à une résolution non-violente des conflits; celle-ci passe par l’arrêt de la production et de la vente d’armes en particulier aux pays en guerre. Nous encourageons les sociétés du secteur sécurité-défense à s’engager dans la voie de la diversification de leurs activités et nous exigeons de nos responsables politiques que leurs actions soient guidées par le respect du droit international».