Les affaires Veviba et Derwa incitent les amateurs de viande à privilégier les circuits courts. Benoît Poncelet le constate: «Le consommateur est beaucoup plus sensible à ce qu’il mange.

Un circuit court comme le nôtre garantit une viande de toute première qualité et sa traçabilité. Nous récupérons des clients (re)venus des grandes surfaces. Tous sont aussi sensibles au fait que nous fabriquons nous-mêmes nos salaisons et charcuteries. Mais pour notre petit abattoir, c’est compliqué au niveau des normes européennes très contraignantes. Avant, l’abattage à la boucherie était courant. Il y avait 4 boucheries à Paliseul dans les années 60 et 3 avaient leur abattoir. Aujourd’hui il en reste 4 en Belgique!». Ouverte en 1913, la boucherie Poncelet a toujours abattu elle-même ses animaux, tout d’abord dans une salle annexée à l’atelier puis dans un bâtiment situé à 500 m de la boucherie. L’abattoir a effectué des mises aux normes en 2000 et 2010. Il dispose d’un agrément européen grâce à quelques assouplissements acceptés par l’Afsca. Il n’est utilisé que pour l’abattage des animaux nécessaires à l’activité de la boucherie, soit chaque semaine 1 ou 2 bovins, des vaches Blanc Bleu Belge de 3 à 4 ans issues de 4 fermes de la région. Benoît Poncelet les choisit sur place et donne des instructions pour la finition, notamment au niveau de l’alimentation des animaux. Les porcs Landrace sont issus de deux fermes et élevés sur paille. L’abattage et la découpe sont réalisés de manière traditionnelle. Par exemple, les porcs sont épilés par brulage au chalumeau. «Nous tuons aussi de temps à autre quelques ovins», conclut Benoît Poncelet.

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