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JUDICIAIRE

Scènes de vie au palais de justice: le meilleur du pire de nos tribunaux

Scènes de vie au palais de justice: le meilleur du pire de nos tribunaux

EdA

L'héritage des pompiers de Leuze dilapidé, il s'est spécialisé dans les vols de vestiaires, une jeune fille falsifie son diplôme pour un emploi… Voici ce qui s’est passé dans nos tribunaux ces derniers jours.

 

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal. S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins. Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

Mais il faut bien reconnaître que parfois, il est difficile de détecter la sincérité de la mauvaise foi. En effet certains usent de fourberie quand ils font face au tribunal. Toutes les excuses sont bonnes.

L’Avenir vous invite à découvrir ces petites scènes insolites de vos tribunaux. Découvrez notre sélection du meilleur du pire de vos tribunaux.

 

Une Namuroise au tribunal pour avoir falsifié son diplôme

Pour s’en sortir et assurer son emploi, Emma (prénom d'emprunt) avait traficoté son diplôme. Un chiffre «corrigé» pour améliorer la cote d’un bulletin. Un petit trait de Tipp-Ex pour gommer une remarque un peu dure d’un enseignant… Durant les études, certains ont parfois recours à quelques méthodes parallèles pour améliorer un peu le quotidien.

Mais pour Emma, une jeune Namuroise, le bidouillage a pris des proportions débordantes. Avec des conséquences catastrophiques. 

+ LIRE |Elle avait falsifié son diplôme

«Ici, on n’est pas au Far West»

Deux bandes de Bruxelles et Tubize devaient en découdre mais la rixe a été annulée. Les policiers avaient été prévenus.

À entendre le substitut du procureur du Roi Gérard à l’audience correctionnelle du 12 mars dernier, le Brabant wallon est devenu l’endroit favori de bandes rivales pour se rencontrer armes à la main. Surtout Wavre, place Henri Berger, et Tubize, plateau de la gare. «C’est très préoccupant, car elles arrivent armées pour la bastonnade.»

C’est à Tubize précisément qu’une rencontre avait été projetée le 23 juin 2017, mais la rixe avait été éventée et les policiers étaient en nombre tel que les belligérants renoncèrent à leurs projets.

+ LIRE |La police prévenue, une rixe annulée

Poursuite à 195 km/h avec la police

C’était une matinée de septembre 2017, à l’heure où certains sont déjà sur le chemin du travail. Yazid, lui, zonait dans les rues de Courcelles au volant d’une voiture non assurée et portant des plaques signalées volées. Lorsqu’il a brûlé un feu rouge sous les yeux d’une patrouille de police, les inspecteurs ont immédiatement tenté de l’interpeller. « Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont suivi. Ils avaient mon numéro de plaque et pouvaient venir me chercher chez moi », lance l’intéressé, poursuivi pour entrave méchante à la circulation et rébellion armée devant le tribunal correctionnel de Charleroi.

Au lieu de s’arrêter, Yazid a poussé sur le champignon, roulant à tombeau ouvert en pleine agglomération. 

+ LIRE |Il fonce contre des inspecteurs

Il aurait volé 4 500 litres de mazout à l’école

Le 24 octobre 2015, vers 3 heures du matin, deux parents d’élèves d’une école hesbignonne tombent nez à nez avec l’ouvrier chargé de l’entretien de l’école. Tous disent avoir perdu leurs clés: les parents revenaient d’une soirée Halloween organisée par le comité et avaient oublié leurs clés dans la cuisine. L’ouvrier avait, quant à lui, perdu ses clés dans le local où se trouvaient les chaudières. Dans l’air, une forte odeur de mazout. Et dans la voiture de l’ouvrier, il semblerait y avoir un gros bidon qui pourrait contenir 60 litres de carburant.

+ LIRE |Un employé d’école aurait volé du mazout

Frappée car elle criait un mauvais prénom lors d’ébats sexuels

Les faits reprochés au prévenu s’étaient déroulés la nuit du 8 au 9 février 2018 à Liège. Le prévenu avait porté plusieurs coups violents à sa compagne lors d’une scène d’ébats sexuels. Par erreur, la dame avait crié à deux reprises le prénom du frère d’un de ses anciens compagnons.

Vexé et sous l’influence de l’alcool, le prévenu lui avait porté plusieurs coups. 

+ LIRE |Elle crie le prénom d'un autre, il la frappe

«L’héritage des pompiers de Leuze dilapidé à des fins personnelles»

L’histoire avait pourtant tout d’un conte de fées pour les hommes du feu leuzois à qui Raymond Michiels, un citoyen décédé en octobre 2013, décidait de léguer par testament sa fortune.

Un joli magot réévalué à 2 millions€ qui, selon ses dernières volontés, devait servir à l’achat de matériel et à la formation des jeunes sapeurs-pompiers.

«Mais cet héritage s’est retrouvé de manière scandaleuse dans les mains de trois personnes, dont l’ancien commandant, qui n’ont plus rien à voir avec le service incendie de Leuze, s’insurge Me Gustin, le conseil de la zone de secours. Le rôle joué par le notaire dans ce contentieux est ambigu et le stratagème imaginé pour transférer le legs de M. Michiels me paraît boiteux. Face à cela, les pompiers locaux ont à plusieurs reprises exprimé leur indignation. »

+ LIRE |Les pompiers réclament la restitution de l’héritage «détourné»

Il a commis 232 vols dans des vestiaires de football !

Le vol d’un portefeuille, c’est le genre d’événement difficile à encaisser. Aussi pour les footballeurs, qu’ils soient attaquants ou liberos. Plus de deux cents d’entre eux ont cependant dû subir ces fâcheux désagréments.

C’est un étonnant dossier qui est venu devant la chambre du conseil de Marche-en-Famenne, mardi dernier. On reproche à Grégory une impressionnante série de vols, commis dans la province du Luxembourg mais aussi en région namuroise et en Brabant wallon. Le jeune homme a pas mal rayonné.

Sa surface de prédilection: les vestiaires de clubs de foot.

+ LIRE |Spécialisé dans le vol dans les vestiaires

Il fait vivre un enfer à ses voisins musulmans

Excédé par les soi-disant provocations de ses voisins musulmans, l’homme a dépassé les bornes. Il risque deux ans de prison.

«Mon voisin estime que ma tenue n’est pas adaptée à sa religion et me menace sans cesse à travers sa fenêtre avec un marteau», explique le prévenu quand on lui demande s’il reconnaît les faits de menaces, d’outrages et de coups qui lui sont reprochés. Alors oui, effectivement, le 28 juin dernier, excédé par ces provocations, il est sorti de chez lui avec une houe de jardin et a brisé la vitre de son voisin. 

+ LIRE |Il fait vivre un enfer à ses voisins musulmans

Ivre au boulot, il s’en prend à son chef

«En arrivant, le matin, sur le chantier, je remarque qu’Amaury est endormi dans le local, explique-t-il. J’ai essayé de le réveiller mais sans succès. Comme c’est une situation que je ne peux accepter, étant garant de la sécurité et du bon suivi du chantier, j’ai téléphoné au patron pour lui signaler.»

Lorsqu’il revient dans la pièce, l’ouvrier, en état d’ébriété, est réveillé. Une altercation éclate entre les deux hommes. «Il était enragé, complète Yannick. Il m’a insulté et puis m’a donné une gifle. J’ai essayé de le raisonner mais il a continué à me bousculer. Je me suis ensuite retrouvé au sol et il m’a donné des coups de pied. Dès que j’ai pu, je suis sorti du local et je suis monté dans mon véhicule. Amaury a alors pris des outils et les a lancés sur ma voiture.»

+ LIRE |Ivre au boulot, il s’en prend à son chef

Black ou pas black?

L’inculpé a déjà utilisé 12 identités différentes lors de ses précédents démêlés judiciaires. Il y a, en plus, confusion sur son aspect physique. 

Dans son interrogatoire, le premier suspect a reconnu qu’il avait acheté la drogue en sa possession, à un «black». Or, Saidani n’est pas «black» mais de type «maghrébin». 

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