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TOURNAI

Greg dans les Misérables de la BBC

Parce qu’il se passionne pour ce type de tournage et qu’il a vraiment la tête de l’emploi, Gregory Dinoir fait partie du casting des Misérables de la BBC.

Le pétulant patron du Café de Paris, à Tournai, est un hyperactif qui assume ce caractère en s’investissant dans des activités aussi multiples que variées. Jouer les figurants – et même parfois les silhouettes – pour le cinéma ou, plus souvent, pour des séries TV, font partie de ce programme. C’est ainsi que ceux et celles qui le connaissent auront reconnu son visage ou sa démarche dans «Le Vélo de Ghislain Lambert», un épisode de Navarro, la série 7e ciel ou dans le public de l’une ou l’autre émission grand public de France TV qui n’hésite pas à l’engager pour mettre de l’ambiance dans les rangs des spectateurs. En 2019, c’est dans une série inspirée par l’œuvre de Victor Hugo et diffusée sur la BBC (avant d’être vraisemblablement revendue à d’autres chaînes par la suite) qu’on pourra le retrouver. Parce qu’il figurait sur un listing de la RTBF, il a été appelé par la production de la série pour y représenter un participant à l’émeute de Paris de 1 832.

Cela, dans certaines rues de Sedan (Ardennes françaises) relookées en venelles parisiennes du XIXe.

Grégory y tient plus que le rôle d’un simple figurant puisqu’il est souvent présent à l’avant-plan de certaines scènes, notamment en compagnie de l’acteur principal Dominic West, mais il lui arrive aussi de devoir prononcer quelques mots. «Pas plus de trois, nous a-t-il confié, sinon, ils auraient dû payer plus cher…» Et le tout en anglais, de surcroît. «Ceci dit, barricades, en anglais ça se dit aussi barricades, donc ce n’était pas vraiment compliqué et puis l’assistant-réalisateur est belge et francophone, ça aide», précise-t-il.

«Par contre, ajoute-t-il comme je n’étais là que quatre jours et que je devais intervenir dans pas mal de scène, je n’ai pas arrêté une minute. On tournait tous les jours de 6 h 30 à 21 h. De plus, comme ils ont remarqué que j’avais une voix assez forte, ils m’ont demandé de crier “aux barricades” durant les mouvements de masse. Et comme ils s’étonnaient que j’avais encore de la voix en fin de journée, je leur ai expliqué que supporter des équipes de foot, ça aide. Par contre, quand ils m’ont demandé de jouer une scène ou je dois m’enfuir devant des chevaux au galop, je n’avais plus vraiment très envie de crier mais bien de courir le plus vite possible. Cette scène-là a été réussie en une seule prise…»

Sa bouille de révolutionnaire, Grégory la doit aussi à cette barbe et à ses cheveux qu’on lui a demandé de laisser pousser pour les besoins du tournage…