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La France met en cause la Russie sur l’attaque en Syrie

La France met en cause la Russie sur l’attaque en Syrie

À gauche, Karen Pierce, l’ambassadeur britannique à l’ONU. Au centre, François Delattre, l’ambassadeur français. A droite, Nikki Haley, l’ambassadrice américaine. AFP

La France a mis en cause la Russie lundi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, dans les attaques chimiques présumées commises samedi à Douma en Syrie, jugeant qu’elle n’avait pu ignorer les bombardements aériens du régime Assad.

«L’appui militaire russe et iranien est présent sur le terrain et à tous les échelons de l’appareil de guerre syrien, et aucun avion syrien ne décolle sans que l’allié russe en soit informé», a relevé l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre. «Ces attaques (du 7 avril) sont intervenues donc soit avec l’accord tacite ou explicite de la Russie, soit malgré elle et en dépit de sa présence militaire», a-t-il ajouté.

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Le moment est venu «de rendre justice», affirme Nikki Haley

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a affirmé lundi que le moment était venu «de rendre justice» après l’attaque chimique présumée samedi à Douma.

«Nous en sommes arrivés à un point où le monde doit voir que justice est rendue». «Qui a fait cela? Seul un monstre peut faire cela». «Les États-Unis sont déterminés à voir ce monstre qui a lâché des bombes chimiques sur le peuple syrien rendre des comptes», a-t-elle ajouté lors d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité.

Israël parle d’un «crime contre l’humanité»

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Israël a condamné lundi l’attaque chimique présumée de samedi en Syrie accusant le régime syrien d’avoir commis «un crime contre l’humanité», a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

«Le dernier cas d’utilisation de gaz prouve que de façon claire que la Syrie continue malgré ses engagements à détenir des armes chimiques meurtrières et qu’elle s’est même dotée de nouvelles capacités de production», a ajouté le communiqué.

Le régime du président Bachar al-Assad «continue de se livrer à des crimes contre l’humanité en utilisant des moyens (de combat) interdits», a souligné le communiqué.

Le ministère ne s’est en revanche pas exprimé sur la frappe ayant visé lundi une base aérienne en Syrie, alors que le régime de Damas, ainsi que ses deux allié Moscou et Téhéran, ont accusé Israël d’avoir mené cette attaque.

Une attaque chimique présumée à Douma, bastion rebelle proche de Damas, a fait samedi 48 morts selon les Casques blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS). Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de source indépendante.