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Remplacement des F-16: qui est responsable? Le MR attend le résultat des audits

Remplacement des F-16: qui est responsable? Le MR attend le résultat des audits

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Le MR attend le résultat des audits demandés par le Premier ministre, Charles Michel, et le ministre de la Défense, Steven Vandeput, pour se prononcer sur la responsabilité des uns et des autres, y compris celle de M. Vandeput, dans le dossier du remplacement des F-16.

«Il est important d’attendre le résultat des enquêtes pour savoir s’il y a eu mensonge de certains militaires, volonté de manipuler l’État et, enfin, si le ministre était au courant», a déclaré le député Richard Miller (MR) sur le plateau de «C’est pas tous les jours dimanche» (RTL-TVi).

Interrogé jeudi à la Chambre, le Premier ministre a indiqué par ailleurs que le gouvernement ne prendrait pas de décision dans le cadre de la procédure de remplacement des chasseurs-bombardiers de l’armée belge tant que le résultat de ces enquêtes n’était pas connu.

Toutes les options sont sur la table, avertissent les libéraux qui semblent n’exclure ni le rejet des offres des deux avions encore en lice (le F-35 et l’Eurofighter), ni la prolongation des F-16, ni même le Rafale pour lequel la France n’a pas remis d’offre mais formulé une proposition de partenariat stratégique.

«Le Premier ministre a dit que toutes les propositions sont sur la table. Il y aura peut-être une décision, il n’y aura peut-être pas de décision, il y aura peut-être une décision de prolonger certains appareils ou pas», a souligné M. Miller.

«Toutes les solutions sont donc sur la table, peut-être aussi une analyse juridique pour voir si le Rafale peut être retenu. Cela fait aussi partie des possibilités», a-t-il ajouté.

La France hors-jeu?

Le 7 septembre, au moment de remettre les offres dans le cadre de l’appel lancé par la Belgique en mars 2017, seuls deux candidats se sont manifestés: les États-Unis pour le F-35 de Lockheed Martin et la Grande-Bretagne pour l’Eurofighter associant également l’Espagne, l’Italie et l’Allemagne. La France a créé la surprise en ne remettant pas d’offre. Elle a proposé à la Belgique un «partenariat approfondi et structurant» fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d’un avion de combat de nouvelle génération à l’horizon 2040 dans le contexte d’une relance de la défense européenne.

Rapidement, M. Vandeput a jugé que la France s’était mise hors jeu juridiquement alors que le Premier ministre estimait que toutes les propositions devaient être étudiées.

Dans l’opposition, le PS pense également qu’il faut sérieusement prendre en considération l’offre française.

«M. Macron a fait une proposition intelligente et la Belgique ferait une erreur en ne s’engageant pas dans une Défense européenne», a souligné le ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ex-ministre de la Défense, André Flahaut.

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